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Archives de catégorie : Qui suis-je?

C’est la vie d’bateau… (Ou: le grand déménagement)

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princess klopobek

Publié dans Klopoland, Qui suis-je? | 11 commentaires

Et si on faisait crac-crac?

J’ai rêvé que j’avais un cancer de la cracotte.

Me questionnant sur la symbolique de ce rêve, et vu que cette maladie y était couplée à un cancer des oestrogènes, j’ai été forcée d’en déduire que je vivais étrangement mon célibat et que mes besoins sexuels étaient actuellement frustrés.

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je?, sex | 5 commentaires

Où je me socialise en étant invitée à des soupers crêpes

« —– Original Message —–
From: Sophie
To: Princess Klopobek
Sent: Monday, February 05, 2007 10:57 AM

Bonjour Sleeping Beauty,

Alors comment va?

On t’ a trouvée merveilleuse de réussir à t’endormir en plein milieu de la conversation et en te grattant le pied hé hé (on aurait du prendre des photos)

On a essayé de te réveiller pour te mettre dans une position plus confortable mais en vain, j’espère que tu as survécu à l’expérience

Bisous

S »

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 5 commentaires

Eh merde

« Armalite, Princess Klopobek et Un Homme, je vous mets au défi de raconter 5 de vos petits secrets. »

Voilà, ça me retombe dessus; il aurait mieux valu me proposer de raconter cinq choses que le monde connaît déjà, le choix eût été moins vaste. Bon:

1. Un gentil pour commencer: Vers trois ou quatre ans, ma mère me disait, lorsque je l’ennuyais, d’aller « voir au fond du jardin si elle n’y était pas ». Je revenais , étonnée et déconfite, en disant que non.

2. J’ai pu observer Nathalie Baye en nuisette et je peux affirmer que c’est à vous dégoûter de n’avoir que 30 ans.

3. Vers 16 ou 17 ans, j’ai assisté à un concert des New Kids On The Block. Pour me dédouaner, je dirai qu’une amie m’a demandé de l’accompagner car ses parents ne voulaient pas la laisser aller seule; elle m’a offert la place, d’ailleurs. Je peux la recontacter pour lui demander un témoignage écrit.

4. J’ai les yeux bruns.

5. Rhôôô non décidément je peux pas raconter ça.

Sur ce, je passe le relais à Pando, Pounk et Kek s’il a le temps (Mais en images alors, pour le forcer à dessiner).

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 6 commentaires

Wonderful Manu

 » Ne pète pas plus haut que ton cul et ne fais pas trop chier tes voisins, ils sont peut-être moins cons que toi. « 

Dixit Manu Larcenet:

« L’autre jour, pendant une séance de dédicaces, un gamin au demeurant fort sympathique, vient me voir avec un bouquin à signer. Il portait un tee-shirt «Straight-Edge»… Pour les moins au courant d’entre vous, le Straight-Edge est une sorte de mouvement bien implanté dans la musique hardcore qui vise à vivre le plus sainement possible en évitant toute compromission avec le maudit système pourri de merde. A savoir pas de cigarettes, pas de drogues, pas d’alcool, pas de sexe sans sentiments (ah ah !!), pas de bouffe venant des animaux… Bref, un programme de mormon neurasthénique peu funky au-delà du raisonnable.

Pendant que j’obtempère à sa requête (à savoir lui dessiner Bill Baroud en punk… Ils s’interdisent visiblement aussi d’être originaux, les Straight-Edge!), il me branche :
« Pourquoi on trouve tes albums dans les grandes surfaces ? »
« Bin… je sais pas trop… – répondis-je – Pour que les pauvres puissent les lire dans les rayons, peut-être… » ironisai-je, excluant par là, la possibilité d’entamer un débat socioculturel qui, vu mon état de fatigue du moment m’aurait été fatal.

Quelle erreur. J’ai eu droit à tout. De la menace que font planer les grandes entreprises sur les libertés individuelles jusqu’aux droits syndicaux bafoués par les tenants de la grande distribution, en passant par la disparition programmée des commerces de proximité, de l’artisanat, et probablement même, par contrecoup et à longue échéance, la disparition totale de l’Homme sur la planète…

Comprenons-nous bien : je suis assez d’accord avec cette analyse ! Je suis intimement persuadé que le commerce, l’industrie et les politiques les favorisant sont des plaies qui entraînent le Nord à étrangler le Sud. Je suis tout à fait certain que le l’ultra capitalisme va se casser la gueule exactement comme le Communisme, certes pour des raisons différents, mais avec la même violence. Que les différences entre pays riches et pays pauvres sont indécentes, obscènes et intolérable à tout esprit autre que celui d’un présentateur d’M6. Que le cynisme occidental vis-à-vis du reste du Monde sera sans doute fatal et qu’il contribue, en tout cas, à exacerber la colère et la rancÅ“ur de ceux qui n’ont rien. Et plus que tout, je tiens pour certain que le racisme c’est mal!
C’est dire si je suis un mec bien!

Malgré cette plateforme commune qui aurait dû, convenons-en, nous faire rester l’un et l’autre sur des banalités de bon aloi, le jeune homme poursuivit …

« Tu dois montrer l’exemple : tu es connu ! Il faut te servir de cette notoriété ! C’est une responsabilité ! »
Un silence gênant s’ensuivit. Je dois avouer que la moutarde me monta alors au nez.
« Sinon quoi ? » dis-je…
« Bin… Sinon tu n’es pas en accord avec ce que tu dis… »

J’avais envie de lui dire que ce qu’il avait dû lire sur moi à droite à gauche n’étaient que larges fumisteries! Que je ne fais partie que d’un seul mouvement : celui des gros branleurs. Puisqu’on peut me lire dans les journaux, ça signifierait que ce que je dis a de l’importance ? Que je suis un type réfléchi ?! Ah ah ! Parce que j’ai une « notoriété », je devrais servir d’exemple ? Allons, soyons sérieux ! Si je pars du postulat que moi, simple occasionnel des média, je dis plein de conneries à longueurs de temps, que dire donc des gens dont c’est le métier !

Et je parle ici des médias à dessein car ce jeune homme ne me connaît ni d’Eve ni d’Adam ! C’est-à-dire, pour simplifier, qu’un type avec qui je n’ai jamais échangé la moindre parole, avec qui je n’ai jamais été proche, qui ne me connaît que par mes livres (dans lesquels je raconte des histoires !), par ce blog (qui ne reflète que ce que je veux bien montrer ) et par quelques média, vient me susurrer à l’oreille que je ne suis pas en accord avec moi-même ?! Ah ah !

Je suis faillible, feignant, résigné, incapable d’aligner deux arguments qui se tiennent, inconstant et contradictoire. Je refuse qu’on m’impose, même par ricochet, un quelconque système de valeurs, et j’essaye, dans la mesure du possible, de garder le mien pour moi… Parce que, la morale, hein, c’est un peu comme les slips : ça ne se partage pas, on en a besoin, mais parfois, après de longues journées d’usage, ça pue l’enfer ! Alors la mienne, j’ai l’humilité de la garder pour moi.

Et puis ça aurait servi à quoi de lui faire remarquer que son futal de sport était probablement cousu par des enfants en Malaisie, ou que l’argent qu’il venait de dépenser pour ses albums allait certainement, après de multiples et obscurs détours, s’entasser dans les poches des actionnaires de multinationales meurtrières ?
Il aurait fallu lui expliquer l’horrible résignation qui m’étreint face aux tragédies répétées, qui m’évite de me coller une balle dans la bouche quand j’écoute France Info. Il aurait fallu lui faire comprendre qu’il faut être sacrément au point dans sa tête et à sa place dans le monde pour avoir l’arrogance de venir me dire comment faire pour être cohérent avec ce que LUI imagine!!

Il aurait fallu lui expliquer que le Straight-Edge, sous des dehors potentiellement séduisants par son extrémisme, n’était ni plus ni moins qu’une forme de retour à « l’ordre moral », justement ce qu’ils prétendent combattre… Il aurait fallu lui expliquer l’extraordinaire imposture qui consiste à donner des leçons à son voisin. Parce qu’il n’est pas tout à fait comme on voudrait ou parce qu’on est persuadé qu’il « pense faux »… Quand, comme moi on fait partie des gros branleurs, il est bon, parfois, aux soirs d’exaltation, d’éviter de faire chier le monde en lui expliquant comment vivre, de garder un peu d’humilité.

Il faudrait laisser (sans illusion) aux philosophes, aux intellectuels, aux élites de tout poil, aux Guevara de salon et aux Malcolm X du clavier, le soin d’être intelligents, brillants, grandioses, novateurs… Gardons pour nous, les gros branleurs, les petites choses de la vie qu’ils sont incapables même de distinguer, tout occupés qu’ils sont à théoriser sur l’attitude à avoir impérativement, si on veut être un type bien.

Ce môme a dû penser que je le méprisais… je l’ai vu sur son visage. Il a dû penser que j’étais un traître, un infâme, un pourri, un vendu au grand capital (ce que je suis probablement, par ailleurs et selon ses critères !). Il a dû me maudire, peut-être même avec raison, sait-on jamais ?

En fait, je l’aimais bien. A aucun moment je n’ai ressenti la moindre once de mépris vis-à-vis de lui…
C’est vrai, j’éprouvais une sorte de reconnaissance. Il était concerné par la marche du monde, passionné, enfin bref, il était ce que je n’étais pas ou plutôt que je n’étais plus : un radical. Pas de concession, pas de compromission… Enfin, rien qui ne soit trop voyant ! Parce que, bien sûr, la compromission est inhérente à la promiscuité humaine, mais il ne faut pas trop le dire… Je l’aimais bien quand même, moi, ce type qui essayait de m’apprendre à penser, du haut de son mètre soixante dix de sagesse juvénile… Juste, on n’a pas la même façon de voir la vie ! Et si la mienne est certainement moins « engagée » que la sienne , elle présente tout de même pour moi un avantage considérable : c’est la mienne et elle me va !

Puisque, de toute façon, quand je ne dis rien, je me le reproche, et quand j’ouvre ma gueule, ce sont les autres qui me le reprochent, alors je te propose ami branleur, frère pauvre type, de rejoindre la Fédération Internationale des Gros Branleurs. La charte c’est :

« Ne pète pas plus haut que ton cul et ne fais pas trop chier tes voisins, ils sont peut-être moins cons que toi. »

Sous cette bannière, je suis certain que nous formerons un large mouvement populaire et nous montrerons aux élites que, bon, c’est bien gentil leurs conneries, le consensus stupide autour du radicalisme, la vénération du moralisme psycho rigide, la prédominance de l’éthique à sens unique, le trou du cul tout serré, le politiquement correct, la morale et tout ça…

Mais que bof, en fait, on s’en branle. »

princess klopobek

Publié dans nos institutions, Qui suis-je? | 3 commentaires

Waaaa je passe à la webtélé

princess klopobek dit :
http://cake.sio4.net/films/Emission03.flv

princess klopobek dit : j’hésite à linker

princess klopobek dit : la lumière est mauvaise et ce n’est pas mon bon profil

Monsieur Tout-le-Monde dit : on te voit des deux côtés

princess klopobek dit : je préfère le troisième

Note: le réalisateur était réellement charmant – mais à mon avis il doit être homosexuel. Pfff.

princess klopobek

Publié dans films, Klopoland, Qui suis-je? | 19 commentaires

En vrac

.DOMINIC. ∞ l’infini est central partout ∞ dit :
si l’univers est infini, tu es le centre de l’univers, dingue non !

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 20 commentaires

Chassez le naturel, ça ne sert à rien

Il est vrai qu’à différents moments de ma vie, ma langue fourche et dit des choses, sans que je sache toujours pourquoi. Que ce soit par impulsivité momentanée, ou stress, ou sans réflexion préventive, ou juste pour le fun, comme ça, tout seul, des choses sortent de ma bouche sans aucun contrôle, un peu comme le fameux pet de la gent masculine, ce qui cause parfois (Mais rarement je pense – enfin je l’espère) des désagréments à mon entourage; qu’il s’agisse de réflexions à tire-larigot, raisonnables ou insensées, ou d’humour trop personnel, je m’exprime parfois maladroitement, ou encore, j’exprime des choses qui n’ont parfois simplement pas à être exprimées.
Pour exemple (L’un des seuls que je n’ai pas trop de difficultés à raconter), en fin de secondaire, je me rappelle avoir discuté un jour avec une de mes très bonnes amies des études qu’elle allait poursuivre :
- « Et tu as choisi quoi finalement? »
- « Le journalisme »
- « Oufti mais tu es folle, tu vas te faire éventrer! »
Il faut savoir que cette amie ne savait pas aligner deux mots par écrit (trois oralement), que mon intervention partait d’une bonne intention de sauvegarde, et qu’à l’époque je flirtais avec un Liégeois. Hélas, elle ne l’a pas entendu de cette manière et ne m’a plus jamais parlé, malgré mon épandage d’excuses.

Ces attitudes engendrent parfois des situations assez délicates à vivre pour moi, et évidemment, puisque le stress augmente la probabilité de « pétomanie vocale », je peux aisément m’embourber plutôt que résoudre le problème. En gros, il n’y a que sur ce blog que j’arrive plus ou moins à contrôler ce que je dis, et encore. Et à vrai dire, même si j’assume ce petit défaut et n’hésite pas à m’excuser avec hargne et auto-culpabilité quand le cas se présente, j’ai quand même perdu beaucoup de potes et/ou connaissances.

Néanmoins, j’ai fait pendant tout un temps des efforts énormes pour atteindre un niveau de sociabilité acceptable. Au début, j’avais du mal (Le stress aidant), et des choses partaient dans tous les sens quand venait l’opportunité de parler. Mais à force, ouvrant peu la bouche, juste pour dire des choses plus ou moins sensées, essayant de m’acclimater aux conversations et aux gens, de tempérer mes impulsivités et ma cervelle d’étourneau, je faisais tout pour paraître vivable en société, et je finissais même par me trouver agréable et viable. Or, malgré tous ces efforts, je constate que des gens me collent encore la porte à la tronche (Note personnelle: que ce soit sans réfléchir ou à cause d’éléments influençants extérieurs et immatures). Frustrant et décevant, il y a de quoi devenir sociopathe, à force, et je comprends mieux à présent pourquoi je le suis: les efforts, ça ne sert à rien: j’ai donc décidé de retrouver mon divin petit caractère infernal, mes merveilleuses réflexions incontrôlées et mes adorables sautes d’humeur en société, et de les voir comme des atouts plutôt que comme des tares. De toute façon, la sélection se fait apparemment d’elle-même: ceux qui aiment, même s’ils sont rares, restent, et même, ça les amuse parfois, et ça prouve qu’ils font preuve d’une remarquable ouverture d’esprit.

princess klopobek

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Les résistants: l’après-guerre

Ce post de Kek me fait penser qu’il y a peu encore, je tombais nez-à-nez avec deux anciens potes que je n’avais pas revus depuis longtemps, tous deux avec poussettes et porte-bébés; « Ah comment il s’appelle le tien? » « ****, et le tien? » « **** » « Quel âge? » « Neuf mois, et le tien? » « Six mais c’est une fille » (C’est vrai qu’avec les prénoms actuels il vaut mieux préciser).

Ca a commencé il y a cinq ans environ, tous mes copains se sont accouplés, ont acheté une maison, un chien, une voiture et un ou deux bébés. Moi je me suis contentée de la voiture, du chien et de l’accouplement sporadique, vachement plus utiles et posant beaucoup moins de problèmes que le reste. Mais je suis cernée de toutes parts, et j’ai eu à une époque de plus en plus de mal à ne pas trouver de conversations sans couche-culottes et investissements immobiliers, ou de soirées avec clope se terminant à 4 heures du matin et où les seuls à pouvoir faire du bruit sont les nains, « Baisse la musiiique il essaye de dormir! », jusqu’à ce qu’ils soient endormis, « Parlez moins fort s’il vous plaît ça réveille le petit! », en général en même temps que moi. Enfin, je tiens bon, je me retranche souvent dans un bar enfumé avec un pote résistant ou deux on braille à tue-tête toute la nuit.

L’étape suivante c’est les séparations, là j’ai trente ans et ça commence à venir: brusque retour en arrière, les papas et mamans se rendent compte qu’ils ont changé, regrettent un peu les « bons vieux moments de folie », envient la vie que tu mènes et la stabilité que tu t’es trouvée (toute seule puisque les potes étaient occupés à décaper leur plancher) dans une vie pourtant délirante, viennent te voir deux fois par semaine alors que tu ne les voyais plus que quatre fois par an dont une pour l’anniversaire du gamin, t’appellent à quatre heures du matin pour te demander du réconfort et des conseils sur la manière de vivre seul alors que toi à vingt-deux heures, tu pouvais crever; mais bon, tu les retrouves enfin quand c’est l’autre qui a la garde, et finalement on oublie le reste, c’est ça qui est merveilleux.

Mais après il se passe quoi?

princess klopobek

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Fermeture

(Vous avez peur hein?)

Non, il ne s’agit pas de fermeture de ce blog, mais bien de fermeture d’entreprise. C’est d’ailleurs bien drôle: nous avons constaté avec la femme de ménage, que depuis une dizaine de jours, le terme qui revenait le plus souvent dans nos conversations n’était pas des plus haletants de suspense, et que notre manière d’élider les mots n’était pas des plus glorieuses de subtilité littéraire:

- « Faudrait p’tête purger les radiateurs »
- « Bah ‘t’fasson… »
- « Faudrait p’tête nettoyer la salle des p’tits déj’ »
- « Bah ‘t’fasson »
- « Faudrait p’tête réparer l’aspi »
- « Bah « t’fasson »
- « Ah tiens y a encore un huissier qu’est passé »
- « Bah ‘t’fasson »
- « Faudrait p’tête faire quékchose pour les mouches de la chambre 6″
- « Bah « t’fasson »
- « Faudrait p’tête réclamer nos salaires de septembre »
- « Ah oue »

Enfin, au moins, au bout de trois mois d’attente, nous avons appris à prendre pas mal de recul et à rire de tout. Disons que c’est beaucoup plus facile quand… *°%*°champaaaaaaaaaaaaaagne°*%°°* on a trouvé un nouveau job.
Poulpy je t’aime.

princess klopobek

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Juste histoire de bien commencer une nouvelle décennie

Ce mois-ci j’ai trente ans. Ce mois-ci je me fais virer. Le plus comique est que je recevrai mon C4 (papier de licenciement) le lendemain de mon anniversaire. Bah au moins ça me permettra de tout recommencer à zéro.

J’ai du mal à comprendre ces gens que l’âge effraie, moi ça ne me fait ni chaud ni froid, tout est une question de « cerveau de croisière ». Alors j’essaye de comprendre: à part quelques fines rides cigarettières qui me donnent un charme fou (Ben quoi? On creuse les routes avant de poser le goudron, ça tient mieux – puis moi au moins j’ai une excuse) et quelques jolis capitons fessiers relâchés dont certains sont friands (si si, il y en a qui préfèrent les montagnes à la plage – c’est confortable après tout, puis moins monotone), rien n’a changé depuis une dizaine d’années pour moi, du moins basiquement: je reviens à la case départ: je paye toujours un loyer de 250?, j’ai toujours la même taille et le même poids qui m’obsède, les fins de mois sont toujours aussi difficiles, que je gagne 500, 750 ou 1000?, je m’épile toujours les jambes, je compte toujours en clopes au lieu de compter en euro ou en francs, le monde me paraît toujours aussi absurde et je tente toujours autant de le sauver tous les jours, mange toujours du nutella, je suis bientôt au chômage donc peut-être obligée de retourner chez ma mère, j’ai toujours un bouton d’acné qui pointe de temps à autre, j’ai toujours envie de faire quelque chose de moi mais je ne sais toujours pas quoi ni comment, je zappe toujours devant Drucker, Téléfoot et les documentaires allemands, j’ai toujours ce stupide diplôme de beauxarienne qui me porte préjudice plus qu’il ne m’avantage parce que bon les artistes tout de même sont des dégénérés marginaux et instables, on peut pas engager ça, surtout avec Bac+5, c’est trop cher au salaire puis de toute manière, qu’est-ce que voulez faire avec du dessin pur aujourd’hui, y a pas de métier ni de débouchés, je fume toujours autant, j’ai toujours un lit deux personnes pour moi toute seule, Claude Barzotti n’est toujours pas réapparu, j’ai toujours autant de mal à contrôler mes cuites quand je sors, je ne sais toujours pas ce que je veux mais je sais toujours ce que je ne veux pas, je me lave toujours le matin, j’ai toujours 28 dents, je rigole toujours devant les Monty Pythons et je ne comprends toujours rien au Monopoly. Les seuls trucs qui ont changé sont mon bonus-malus qui a diminué, le nombre d’ex qui a augmenté et le fait que j’ai lu une bonne partie du boulot de Tolkien. Puis j’ai rencontré Poulpy, et ça c’est phénoménal.

Bref, on pourrait presque dire, tout au moins superficiellement et vu de l’extérieur, que je suis une trentenaire-type, à part que même pas (ou plus?) peur, j’ai davantage été effrayée quand j’ai commencé à rencontrer les joies des démarches administratives ou quand j’ai entendu Isabelle Boulay pour la première fois. Je me fiche de savoir comment se passera plus tard, sans doute parce que je me fais confiance; puis au bout de quelques années de ce boulot qui se termine, j’ai pas eu tellement d’autres choix que d’apprendre à vivre au jour le jour, avec les plafonds qui s’écroulent, le chauffage qui fonctionne trop ou trop peu, les ampoules qui éclatent sur une fréquence de 3 par heure, les plombs qui sautent, la ligne 33 du téléphone qui sonne (il n’y a pas de ligne 33 au château), les toilettes de la chambre 1 qui refoulent dans la baignoire, le jaccuzzi en panne de la chambre 2, la chauve-souris de la chambre 3, les fuites de la chambre 4, les frelons de la chambre 5, les mouches de la chambre 6, la canicule de la chambre 8, les odeurs bizarres de la chambre 9, le gyrobroyeur en panne de la chambre 10, etc. A vrai dire, j’ai juste peur de devoir m’inscrire au bureau de chômage parce que je perdrais une chose qui fait que la vingtaine est sympa: un vague sentiment d’indépendance.

Vu l’état actuel des choses, j’imagine très bien un gouvernement instaurant une loi signifiant que si la plupart des trentenaires sont dans le même cas de stagnation, il suffirait de les faire passer directement de 20 à 31 ans pour plus d’efficacité, puisqu’ils sont socialement inutiles. N’empêche, je crois que ces dix dernières années font partie des pires mais aussi des meilleures que j’ai eues, parce que j’ai tout vécu mais rien vécu, et je ne pourrais pas accepter que l’on me supprime ma vingtaine. Inutile pour les autres, mais essentielle pour moi. L’humain social ne vit que pour évoluer parce qu’il y est obligé au jourd’hui, mais quand il se retrouve individu face à lui-même, il se dit que c’est pas si mal de stagner un moment, quand c’est au bon moment de sa vie; comme dirait Nikos, c’est « une aventure humaine »; je suis un loft story à moi toute seule, un Friends, un journal de 20 heures, un film hollywoodien, c’est tout le temps la même chose mais ça change tout le temps.

Bah, au final, je pense quand même que là, je suis prête à avoir un boulot un vrai, avec un bureau et un pc dessus, des horaires normaux, des collègues – s’ils sont masculins c’est encore mieux, des week-ends, un salaire normal. Parce que bon, l’exploitation c’est bien sympa mais peut-être qu’au fond il y a une toute petite chose qui a changé dans ma tête: j’ai toujours envie de faire quelque chose de moi, je ne sais toujours pas trop comment ni quoi, mais je sais que je peux éventuellement utiliser un peu mieux cette chose bizarre avec des bras, des jambes et une cervelle qu’on m’a filée il y a une trentaine d’années. Je ne sais pas encore trop comment mais je le sais et j’en suis sûre.

Merde, je parle comme une vieille, arrêtez-moi. Bite couille nichon.

princess klopobek

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In brain with princess klopobek (Je suis foutue foutue foutue)

Langue de Serpent commença à péter les plombs; j’étais cachée derrière une boiserie sculptée dans une grande salle et en parlai tout bas à Gandalf, caché à mes côtés, qui l’observait. Langue de Serpent était terrifiant, mais Gandalf, bien qu’éminemment sympathique, ne semblait pas volontaire: il ronchonnait, disant que ce n’était pas à lui de s’en occuper, mais bien à Houcine, de la Starac’, qui venait de partir en courant et rigolant, joyeux drille qu’il est. Je trouvai justement un téléphone, sur une tablette à ma droite, et appelai ma collègue dans l’urgence, car je savais qu’elle connaissait le nom du village où habitait Houcine; je pourrais ainsi chercher son numéro dans l’annuaire. Je savais également que le nom de ce village commençait par un « F ». Ma collègue tardait à répondre, constamment interrompue par l’arrivée de clients à l’hôtel. Langue de Serpent continuait son délire, il fracassait tout, effroyable d’éclairs et de bruits de l’enfer. Horrifiée, je hurlai à Tamara « Oui mais tu penses que c’est Flénu ou Fleurus??? »

Merde. Je me suis réveillée.

princess klopobek

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le vrai visage de Princess Klopobek

Damned je suis démasquée. Ah c’est malin (vingt sur vingt vive la France etc etc.). Je ne pourrai plus fumer tranquille sans qu’on ne m’accoste à tous les coins de rue maintenant. Dure dure la vie de star.

(Enfin Kek, je te pardonne ta trahison mais c’est bien parce que ton blog sent bon les vertes prairies lilloises et le vent frais et pur du Nord – Tu me feras un dessin pour la peine tiens)

princess klopobek

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A la manière de

Trouvé chez poulpy qui le tient de etc etc etc (On va pas refaire toute la chaîne).
Créez votre personnage de South Park; j’en ai toujours rêvé (même si ce site n’offre pas toutes les possibilités).

princess klopobek

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Ombres et lumières

Je viens de me rendre compte que non, je ne suis pas du tout négative, fataliste, pessimiste, du tout du tout, c’est même tout le contraire: dès que je vois une minuscule lueur dans l’obscurité la plus totale je me rue dessus comme une mite sauvage (Ben quoi? Y en a peut-être des domestiques, qui sait?); c’est juste quand je retombe dans l’obscurité que ça nique un peu la rétine et tout ce qu’il y a derrière.

princess klopobek

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Je m’interroge

Oui, je me pose des questions. Là en ce moment elles se portent sur le nombre de commentaires qui apparaissent sur les blogs; j’ai tenté d’échafauder des théories avec l’aide d’autres personnes (le blog est moche, telle personne ferait mieux d’arrêter les camshots, etc), la plus plausible étant que le nombre de commentaires évolue en fonction des stats, de l’intérêt du post et du système du blog. Mais aucune n’est généralisable à mon blog: mon blog est lisible, je n’ai pas de camshot (mon scanshot me rend méconnaissable), mes statistiques de visite évoluent gentiment en direction de la lune, je poste beaucoup plus de ces temps-ci, j’estime mes cinq ou six derniers posts d’un assez bon cru, et Movable Type est tout à fait convivial (si ce n’est ce petit système de code anti-spam, pourtant facile à escalader).

Ainsi, après moult tergiversations, et ayant éludé l’inepte ombre d’une ridicule théorie apparue un instant à mon esprit selon laquelle en fait, bêtement, je suis pitoyable et vous venez tous ici vous gausser en silence, quatre hypothèses ont néanmoins retenu mon attention:

- Je ne suis lue que par des blogueurs comme Bingirl, Cramoisi, Nacara ou Géradon, ceux dont on parle toujours mais qui ne commentent jamais
- Mes lecteurs n’ont pas de bras
- J’actualise mon blog beaucoup trop souvent sur une journée
- L’un ou l’autre de mes lecteurs m’a dit que « je fais peur ». Non mais sans rire, c’est vrai ça?

Du haut de mon mètre soixante, avec mes tout petits muscles dont même mon chien ne voudrait pas, je vous ferais peur?

princess klopobek

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Une autre fois n’est pas coutume

(Si je fais un quatrième post aujourd’hui je vais voir un médecin)

Pour rester dans l’esprit du blogueur type, après les tests, je vous dévoile exceptionnellement sur demande une partie des « google quests » parmi les plus croustillantes qui me sont parvenus sur les deux mois précédents, avec un petit essai de classement non-exhaustif (Les chiffres entre parenthèses donnent la moyenne de requêtes par mois).

Le cuistot

cake (56)
cake recette (38)
cake films (4)

Le romantique

l amour est enfant de bohème (15)
regarder ensemble dans la même direction (2)
vivons notre amour vivons notre amour (1)
apprendre à s aimer (1)
reconquérir le coeur de ma femme (1)

L’adolescent

comment rouler un pet (2)
être mère à 15 ans (2)
comment se masturber (le vagin) (1+1)
première éjaculation buccale (1)

L’ésotérique

comment ressusciter un mort (1)
formules pour obliger une personne à aimer une autre (1)
pretre exorciste (1)
je ne suis rien sans la lumière je suis aussi l obscurité (1)

Le sexuel

strings qui depassent (7)
(comment) se faire enculer (2+2)
sex ho oui encore (1)
comment faire baisser sa libido (2)
sex entre girls (1)
le sexe d une technicienne de surface (1)
chaussette branle -gay (1)
recettes de fromage en couette (1)
le sexuel intellectuel: fessier feminin (1)

Le pervers

calamar sexe (13)
droit de cuissage (6)
enceinte a 46 ans (2)
sperme blanchir dent (2)
enceinte pendant 46 ans (1)
poulpy films (1)
lesbienne léchage de pieds (1)
photo doigt dans le nez (1)
blanchir sperme (1)
léchage de merde libre (1)
voire les pied de evelyne thomas (1)
sex anorexique (1)
explosion de caca vu a la tele mp3 (1)
lettre à une salope (1)
comment etre acteur porno (1)

L’inquiétant

drogue viol xanax (7)
techniques tortures (7)
la chaise electrique tension intensité (2)
laurence boccolini nu (2)
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Le vétérinaire

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Le britannique

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Le consommateur

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princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 16 commentaires

Une fois n’est pas coutume

Hehe, par plus pur égocentrisme de blogueuse, j’ai fait le test de _F_, divinement bien tapé. Tirez-en les conclusions vous-mêmes, mes résultats étant 6, 14, 8, 8, 20.

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 6 commentaires

En vrac

princess klopobek dit : Bouh j’ai pas envie d’aller bosser
princess klopobek dit : besoin de longues vacances
princess klopobek dit : très longues
Poulpy dit : oui pareil, au soleil
princess klopobek dit : oui
Poulpy dit : on devrait partir à 2
princess klopobek dit : oooooo oui; faut gagner au lotto, ça ferait une belle histoire, le poulpe et la princesse en vacances
Poulpy dit : bon faut jouer alors
princess klopobek dit : ah oui
Poulpy dit : je vais acheter un winforfun
princess klopobek dit : j’ai meme pas les sous pour acheter un win for fun
princess klopobek dit : on peut ptete en voler
princess klopobek dit : note alors autant voler directement la caisse
Poulpy dit : les connes elles volent des tickets à gratter et laissent les 8 milliards de dollars de la caisse

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | 2 commentaires

Tous ego

Vous trouverez peut-être orgueilleux le fait que je pense qu’il appartient à la société (entendez par là un groupe de « gens », et par extension, une société « démocratique » telle que celle dans laquelle nous vivons) de s’adapter à moi

Je trouve insensé, voire suicidaire, le fait inverse.

princess klopobek

Publié dans petites considérations, Qui suis-je? | 3 commentaires

Je ne suis pas lesbienne

Suis-je has been?

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je?, sex | 14 commentaires

C’est le printemps

Le soleil étale la chaleur de son doux rayonnement sur la verdure qui renaît; les cerisiers du Japon sont en pleine expression de leur plus pure beauté, tandis que les moineaux volent l’un après l’autre, dans l’unique but de perpétuer l’intarissable travail de la nature; les gens sourient, c’est les vacances; le pavé sec résonne de temps en temps, accueillant le pas de l’un ou l’autre promeneur; pour peu, les crottes de chien seraient roses et fleureraient bon les effluves de tilleul; je suis ici, affalée dans mon fauteuil, à bronzer à la lumière de mon pc.

princess klopobek

Publié dans Qui suis-je? | Un commentaire

Post mortem

Je ne crois que ce que je vois; je ne croirai donc pas à la mort tant que je ne la verrai pas personnellement. Je suis immortelle, et ceci jusqu’à preuve du contraire.

princess klopobek

Publié dans petites considérations, Qui suis-je? | 15 commentaires

Documentaire

Un blog ca sert aussi à raconter sa vie paraît-il. Alors voilà, comme ça c’est fait, une bonne fois pour toutes:
Le klopolandais: sa vie, ses moeurs.

princess klopobek

Publié dans films, Klopoland, Qui suis-je? | 4 commentaires

Amitiés virtuelles

Comme la plupart des internautes vivant aussi bien d’amitiés rencontrées par le biais du net que d’amitiés rencontrées en toute autre occasion, j’ai été confrontée aux questions et affirmations suivantes: « Mais comment peux-tu estimer que ce sont des amis? Tu ne les connais pas, ils peuvent se faire passer pour ce qu’ils veulent; le net est un véritable nid à détraqués; moi je ne pourrais pas avoir des amis sans jamais les rencontrer ou voir qui ils sont réellement etc etc ».

Soit. N’ayant pu m’expliquer correctement vis-à-vis de ces mots vu l’état d’étonnement que ceux-ci avaient suscité en moi, et étant donné que je m’exprime mieux par écrit que par l’orifice qui me sert avant tout à manger des pâtes et du chocolat, je réponds ici.

Bien entendu, je ne connais pas du tout la personne au départ, mais finalement, je ne la connais pas moins qu’une personne abordée dans un café ou pire, dans un dîner, où on me la présente en lui collant directement une étiquette sociale.

Au début, un dialogue s’amorce timidement, de manière assez anonyme. Il n’est pas plus difficile de percevoir rapidement s’il s’agit d’un(e) « détraqué(e) » dans une conversation msn ou irc que lors d’une rencontre dite « normale ».

Je veux dire par là que c’est tout aussi simple. Ou pas. Une personne perverse, par définition, détournera les choses de leur sens premier, dont avant tout son image elle-même, que ce soit dans le quotidien ou derrière un écran. Il s’agit juste d’avoir l’oeil. Les gens du net sont des gens comme les autres, des humains qui vivent comme les autres humains (à part plus isolément peut-être? Puis même, au cas où, comment une personne peut-elle se donner le droit critiquer le style de vie d’une autre parce que celui-ci n’est pas le même que le sien?) et pas de simples interlocuteurs. Il y a autant de tarés dans le monde réel que dans le world wide web, puisque ce sont les mêmes gens .

Une conversation s’entame donc. Au fur et à mesure on commence à se rendre compte que l’absence de possibilité de jugement du « non-verbal » permet au « verbal » de prendre de l’expansion: la profondeur de la conversation s’amplifie, l’on aborde doucement des thèmes plus personnels. Parfois pas. Le contact reste parfois du domaine de la simple connaissance, comme dans « la vraie vie ». Quand l’intimité amicale prend forme, cela devient rassurant; la confiance s’installe délicatement. L’ami internaute est chez moi plus ou moins tous les jours mais sans être chez moi pourtant, je ne me sens pas guindée; nous commençons à connaître mieux nos états d’âme.

Au bout d’un moment, que ce soit avec un début de sentiment amoureux ou en toute amitié, on en arrive à ressentir l’envie de se voir, parce que les conversations écrites commencent à sembler légèrement frustrantes. Evidemment, il est infiniment plus agréable au bout d’un moment de papoter de visu devant un verre que devant un écran, sur ce point je suis d’accord.

Lors des premières rencontres, on se rend compte que l’ami internaute est tel qu’on le pensait. Ou pas. Ces rencontres sont souvent décisives.

Puis on revient sur le net et on continue à discuter; on remarque que rien n’a changé dans la discussion depuis la rencontre. Ou pas: j’ai aussi entendu parler de très grandes déceptions, de fuites et/ou de regrets après les premiers visus. Rien n’est parfait: qui n’a jamais perdu un ami pour une raison ou une autre, laissant juste une trace amère?

Puis on décide de se revoir, puis encore puis encore. Il est finalement plus facile de se donner rendez-vous puisque l’on se côtoie pratiquement tout le temps. Et on constate finalement avec étonnement que l’on voit plus souvent son ami cybernétique qui vit à 70 kilomètres que son ami d’enfance qui habite pourtant à deux pas.

L’amitié virtuelle n’est pas nécessairement plus ou moins profonde qu’une autre amitié. Elle est simplement plus régulière; et la connaissance de l’autre est appréhendée différemment puisque l’on se dévoile différemment: il y a des thèmes que l’on ose aborder sur le net et que l’on n’aborde jamais dans la vie, et vice versa.

princess klopobek

Publié dans grands questionnements, Qui suis-je? | 16 commentaires

Allons enfants de la Bohême

J’ai envie d’être amoureuse. Mais je sais pas de qui.

>>>Edit: j’ai décidé dès aujourd’hui de résumer mes critères de sélection à un homme autonome et affranchi, sachant subvenir seul à mes besoins

princess klopobek

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Education

Lorsque j’étais gamine, ma soeur et moi inventions nos propres jeux. L’un d’eux consistait, armées du dictionnaire, à plonger le nez dans celui-ci l’une à la suite de l’autre afin de trouver en des temps records la définition la plus retorse, la plus complexe et la plus évocatrice possible de l’unique but que nous nous étions fixées de nous insulter mutuellement.

HADDOCK.jpg

Il va de soi que je jouis actuellement d’un vocabulaire très complet non seulement de la langue française mais aussi de la biologie, de la chimie, de la physique et de toute autre science humaine ou exacte.

NDLA: catachrèse: détournement du sens premier d’un mot.

princess klopobek

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La vérité sur Princess Klopobek

Elle est ici.

princess klopobek

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Les animaux de compagnie de Princess Klopobek

J’avais un chien et une souris. Maintenant j’ai un chien et une souris sans queue avec une petite lumière rouge en-dessous. Qui fonctionne en plus. Reste plus qu’à changer de chien.

N’empêche, ça doit coûter cher aux entreprises d’engager des pros de l’origami pour la conception des boïtes de leurs produits dans le seul but de satisfaire les délires enfantins de déballage des consommateurs compulsifs (merde je viens de comprendre le prix que j’ai payé).

princess klopobek

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