Tranche(s) de cake (Princess Klopobek rOoOOoouuulzZZzz) » petites considérations

La quête du Graal

Mardi 11 Septembre 2007, 10:17

Cela fait maintenant un moment que je travaille dans un biotope scientifique, et je m’interroge toujours sur le vocabulaire utilisé dans le domaine. Les termes “recherche” et “projet”, notamment, ne sont à mon sens que des processus pré-opératoires.

Projet: Ce qu’on a l’intention de faire et estimation des moyens nécessaires à la réalisation. Travail préparatoire, première rédaction.

Recherche: Activités intellectuelles, travaux ayant pour objet la découverte, l’invention, la progression des connaissances nouvelles; conception que l’on a de cette activité. Chercher de nouveau, poursuivre avec affectation.

Pour signifier ce qu’ils sont censés exprimer à la base, il conviendrait plutôt d’utiliser les mots “réalisation (de projet)” et “découverte”. Le langage/la langue étant un élément influent sur la psychologie (sociale et individuelle), cela ne serait peut-être pas sans impact sur celle des “découvreurs” et sur leurs actes (Notamment l’échangisme élitiste de l’article en petits cercles, ou encore la monodisciplinarité), ainsi que sur le reste du monde.

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Lettre au bobo

Jeudi 30 Novembre 2006, 11:17

A celui qui me dit “Ikea, c’est mal: ils sous-payent des pauvres asiatiques dans le besoin pour produire leurs fournitures”, je réponds “Bah, au moins les fournitures ne sont pas chères; ainsi, que ce soit à la ligne Roset, ou chez Starck, par exemple, les riches travaillent à meubler les riches; à Ikea, les pauvres travaillent à meubler les pauvres. Ce n’est pas ça, quelque part, le commerce équitable?”

De mon côté, j’ai trouvé mieux: je me meuble avec les poubelles des autres. Pas cher et parfois très, très joli.

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Ebauche du mode de fonctionnement du genre féminin

Samedi 23 Septembre 2006, 12:05

En couple, l’élément féminin du premier degré a, somme toute, et pour la plupart, un fonctionnement des plus simplistes: les actes ou pensées peuvent paraître paradoxaux de sa part, mais tous sont simplement et identiquement construits sur un système basique d’action-réaction: voir qu’une action ou une sentence fait réagir, donne l’impression d’un impact sur une personne importante à ses yeux, lui confère le sentiment d’avoir un impact sur un monde essentiel, donc l’impression, en quelque sorte, d’exister. C’est un truc de gosse en fait: il faut juste accepter de jouer le jeu -ou tout au moins faire semblant- en trouvant de temps en temps la réaction convenant à l’action (mais pas tout le temps sinon elle te trouve bien fade, elle te fait tourner en bourrique et tu te fais bouffer - le dosage entre réaction, non-réaction et mauvaise réaction reste apprécié plus ou moins différemment selon chacune).

Note: pour aller plus loin, le simple fait d’être en couple constitue parfois pour elle une action, et c’est là qu’est la perversité du système: vous pourriez de temps à autre avoir l’impression d’une non action de sa part, mais cela ne sera pas le cas: par son absence d’action, elle espèrera que vous réagirez, ne fût-ce que pour lui signifier qu’elle existe toujours pour vous quand elle n’est pas là, par exemple.

Néanmoins, lorsqu’une fille prend conscience de ce système, les rôles ont parfois tendance à s’inverser dans le couple. Et, pauvres hommes, je confirme: au début c’est amusant mais à la fin ça peut devenir vraiment saoûlant.

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Nos amis les hommes

Jeudi 24 Août 2006, 18:21

Ouip, mon chien aussi pisse partout quand il est à l’extérieur. La seule différence, c’est que je peux lui interdire de pisser où il ne faut pas, et qu’au besoin*, il est même capable de se retenir pendant une dizaine d’heures. Ah oui, et qu’on s’en fiche de voir son zob. Du coup, si j’en vois un, ma stratégie consiste à rire le plus insistemment** possible.

* Huhu, même pas fait exprès.
** Oui, j’ai inventé un nouveau mot.

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La baballe qui valait des millions

Jeudi 6 Juillet 2006, 20:26

Lorsque mon chien joue à la “baballe”, celui-ci ne lui trouve de l’intérêt que si quelqu’un s’y intéresse également: quand je n’essaye pas de la lui reprendre/voler, ou de la lui lancer au loin pour qu’il fasse l’effort d’exercer son agilité pour l’attraper (en fait, pour que ce trésor soit difficilement récupérable et devienne donc quelque chose de très recherché), celle-ci ne devient plus qu’un bout de caoutchouc puant, au lieu du lingot d’or qu’elle était deux minutes plus tôt, et il l’oublie dans un coin.

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De la vision positive

Mardi 30 Mai 2006, 19:07

Huit mois de temps pourri et dans trois semaines les jours commencent à raccourcir.

Vive la tartiflette.

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Caddies war

Mardi 9 Mai 2006, 20:13

Je ne suis pas une habituée des supermarchés (Ma fréquence gravite aux alentours d’une à deux fois par mois, les début de mois étant alimentés de produits frais, les fins, de surgelés, de biscuits secs et de nutella); et, à dire vrai (Pour changer de “à vrai dire”, c’est plus sympa d’alterner les introductions de phrases et c’est mieux que “p’tain”), je ne me ferai jamais aux ouvertures de caisses. Quand retentit le tant attendu “Monique renfort caisse”, depuis la vue panoramique qu’offre le bout de ma file, j’assiste à un troublant changement de comportement supermarchoethnique (Inventez moi un adjectif pour exprimer ça, j’ai pas envie aujourd’hui).

Apparaît donc la sulfureuse Monique, devant la caisse, juste à côté de ma file. Levant le regard, je l’aperçois, mais hélas, dans ce genre de situation, mon esprit tourne au ralenti… Je me tâte: “J’y vais? J’y vais pas? Là où je suis, je n’ai qu’à aller tout droit, et non pas à tracer une hypothénuse qui fatiguerait encore un peu plus mes pauvres mais néanmoins adorables petits pieds endoloris, ce qui me fait penser que j’ai encore oublié de racheter un coupe-ongles, voyons, mais c’est quoi encore ce calcul de l’énergie dépensée par rapport à la masse et à l’accélération, si j’applique ça au poids du caddie additionné à mon poids… Oui mais le temps d’attente sera peut-être moins long, ce qui annulerait la fatigue accumulée en question, surtout au vu du total du remplissage du caddie de la grosse de devant, diantre, un petit régime s’imposerait Madame, et vous devriez éviter de porter un bermuda avec des bottes”. Dans le crâne des autres clients, les choses sont tout autres. Celui qui, trois files à ma droite, a laissé passer devant lui la charmante demoiselle aux deux boîtes de coca, a à peine plissé les yeux. Celle qui donne une boisson lactée à son charmant bambin gueulard à deux files de là s’empresse nerveusement de terminer son geste et empoigne son caddie. Les chariots, tout à coup, ne ressemblent plus à une simple grille de métal sur roulette: ils mutent en formidables véhicules de course tout-terrain, tout pouvant alors faire office de terrain, et c’est la ruée. Moi qui suis juste à côté de la caisse convoitée, je n’ai pas le temps de faire deux pas, que trois personnes freinent à bloc devant Monique, au point de presque se foncer dedans. Apparemment, tout le monde estime normal de ne pas même lever un regard vers l’autre pour voir s’il n’y a personne dans le chemin, ou quelqu’un avec un chargement plus léger. La pâle silhouette de galanterie qui existait encore vaguement deux secondes plutôt eût paru une notion complètement surréaliste en cet instant, et mon chien n’aurait pas fait mieux devant un bol rempli de croquettes après dix-huit jours de jeûne; mais mon chien est éduqué.
C’est là que c’est sorti tout seul, assez fort, comme un couac, comme à son habitude: “La guerre mondiale a éclaté???”(Sous-entendu: même les Russes n’étaient pas aussi impolis dans leurs supermarchés à moitié vides). Et je me suis remise dans ma file.

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Organismation

Mardi 7 Mars 2006, 21:35

Toujours aussi étrange quand la prise de conscience que l’être humain est … un être et rien d’autre, s’intercale dans les pensées, lorsqu’on est au milieu de la foule (ou devant sa glace, mais j’évite); on pense à tout et rien en regardant passer “les gens”, puis on se met à observer leur visage, puisque celui-ci est à hauteur.
Ennui profond d’abord: tous semblables, deux yeux, un nez, une bouche, des joues, un front, un menton, des cheveux, des oreilles. Et au fur et à mesure, quand ils passent suffisamment vite, c’est comme un principe de comparaison qui s’insinue; les yeux de l’un paraissent trop rapprochés par rapport à ceux de l’autre, le menton, trop proéminent, le nez ressemble à un groin et tout paraît difforme, à force. C’est à la fois monotone et en même temps on ne peut s’empêcher de regarder, de s’amuser à s’horrifier intérieurement. Puis on observe leurs attitudes, leur façon de se tenir, et rebelote. Ca gigote, ça gesticule, chaque démarche est différente, et on y lit presque les traumatismes de chacun dûs à l’obligation quotidienne de se débattre tant bien que mal, de gré ou de force, pour survivre.
Mrrrr. Le pompon, c’est quand ils mangent. Là, on voit vraiment la chose en pleine action; on ne voit plus que ça, et c’est pire encore quand ils mangent goulûment, salement ou en faisant du bruit. Une bouchée, puis l’autre, puis encore une, à un rythme lent pour les douillettes superficielles, en faisant un de ces gestes appris pour éliminer la miette sur le col (Mais on sait que tout ce que tu veux c’est rassasier ton estomac, finalement), à un rythme rapide pour les goinfres sans scrupules. En fait, ce ne sont que des organismes, des tubes digestifs destinés à se reproduire, encore plus.

Le tout c’est de pouvoir oublier tout ça, maintenant que je peux dire adieu aux transports en commun. YAHAHAHAAAAAAAAAA.

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Clopologique

Vendredi 10 Février 2006, 11:55

Je disais donc que le travail n’est pas une fonction naturelle du corps humain. Oui, bien sûr, au même titre que la cigarette. Bien entendu, on n’a jamais vu quelqu’un attraper un cancer du poumon, ou encore de l’enphysème à cause de son travail, mais des problèmes cardiaques et de l’impuissance (due à la fatigue et au stress), oui; de plus, d’après ouï dire, on n’a jamais vu non plus quelqu’un entrer en dépression à cause de la clope (Que du contraire, l’arrêt peut provoquer de grosses déprimes!). Si l’on me dit encore que je dois arrêter la clope parce que ce n’est pas bon pour la santé, j’arrêterai donc en même temps de travailler.

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“Pensez par vous-mêmes”

Dimanche 29 Janvier 2006, 21:18

N’y a-t-il pas quelque chose d’étrange et de paradoxal dans cette phrase?

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Engrenage

Jeudi 15 Décembre 2005, 20:40

La publicité fonctionne grâce aux principes de l’envie et du rêve. Si l’Homme qui a envie de quelque chose, estime, en quelque sorte, qu’il aura réussi sa vie quand il aura eu/vécu l’objet de son rêve, on peut affirmer qu’on aura tous réussi notre vie quand il n’y aura plus de pub.

(Ceci dit, vu sous un autre angle, je ne sais pas si ce serait plus vivable pour autant)

(Làs, la majorité de la pub ne sert plus le confort utile, mais bien la vente pour elle-même)

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Des nouvelles sciences enthousiasmantes (Extrait de conversation MSN)

Samedi 8 Octobre 2005, 1:11

Quand on sera capable de créer des spermatozoïdes avec de l’adn, n’importe quelle nana pourra se faire inséminer par une star qui lui a vomi dessus et lui réclamer des dommages et intérêts.

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Des journées de mert

Lundi 19 Septembre 2005, 21:38

N’y a-t-il pas moyen de porter plainte contre le hasard pour harcèlement moral?

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Mondemoiseau?

Vendredi 8 Juillet 2005, 18:29

A quoi sert le terme “Mademoiselle”? A signaler aux hommes environnants que la jeune fille est libre et qu’ils peuvent attaquer sans souci? A rappeler à celle-ci qu’elle vieillit, qu’elle vieillit et qu’il serait franchement temps de s’y mettre? Dans le premier cas, je réclame l’égalité du terme au niveau des genres, dans les deux il conviendrait d’élargir son sens à toutes les personnes célibataires, et non plus aux personnes non-mariées.

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De l’usage des conversations

Mardi 28 Décembre 2004, 10:22

En parallèle à la loi Godwin, n’oublions pas de citer ce que l’on pourrait appeler la loi Thomas: “Plus une discussion s’allonge, plus la probabilité d’y trouver une syntaxe de type “C’est mon choix”, “moi j’m'en fous, j’suis comme ça parce que je l’ai décidé”, “je l’ai décidé et c’est ce qu’il y a de meilleur pour moi” s’approche de un”.

Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion Usenet qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s’échauffer, et, trop bien éduqués pour remplacer les arguments par des insultes, préfèreront évoquer la liberté individuelle sans imposition de celle-ci à d’autres, tout en donnant, par cette affirmation, l’impression d’avoir des convictions fermes et une personnalité forte et non-influençable. Ainsi, le sujet exprime que selon lui, le meilleur argument pour lui-même, c’est lui-même, sous-entendant que cette idée s’applique à son interlocuteur. Chaque individu étant alors considéré comme une entité régie par elle-même sur laquelle les autres ne peuvent influer, on estime alors qu’il est temps de clore le débat (qui au fond n’en est pas un) et de revenir sur des bases communes, à savoir boire une bière ou un bon p’tit rouge ensemble.

Oui oui, même moi j’en ai fait usage mais à vrai dire, je préfère, de loin à cette loi, la loi Poulpy, donnant pour argument non pas une loi et un droit individuels, mais une loi dont on ne sait pas d’où elle sort, mais dont on suppose qu’elle est naturelle et universelle puisqu’affirmée de manière implacable: plutôt que l’egooptionnel “C’est mon choix”, j’affectionne et aime à utiliser le despotique et physiooptionnel “J’ai l’droit”, qui me donne automatiquement raison à moi et se fiche du reste, rien à battre d’argumenter, c’est long et foutrement fatigant et ça ne sert à rien, y z’ont qu’à comprendre, puis ça permet de passer aux bases communes sans perdre de temps avec l’introduction d’un débat inutile et vain.

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