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Archives de catégorie : grands questionnements

28 days after

Après avoir visionné une série de films se déroulant dans l’espace, une question plus ou moins essentielle me vient à l’esprit: comment font les femmes astronautes pour gérer le « débarquement des anglais »? Après tout, celui-ci est soumis à la pesanteur, me semble-t-il.

ragnagnas

princess klopobek

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Maiiiis je n’ai rieeeen fait, je n’aiii rien faiiit

Ici, la presse oublie de citer que des milliers d’étudiants manifestent, manifestations dont les « têtes » se font virer de leur lycée. Ailleurs, un avocat qui défendait les parents de deux gamines violées et tuées a été inculpé de détention d’images et vidéo pédopornographiques. Là, on propose à des enfants de parrainer des morts, ou de lire annuellement à l’école une lettre d’un pseudo-résistant insignifiant à ses parents la veille de sa mort. Quelque part, un pays est quasiment sans gouvernement depuis presque un an, et son présumé futur ministre est à l’hosto pour avoir mangé une huître de travers ou que sais-je. Je ne sais plus où, un président laisse parler pleinement de sa « people-life » et de ses efforts si grands dans des diverses libérations d’otages ou d’infirmières, mais on ne parle pas des multiples lois votées en urgence pendant ses frasques. Dieu sait où, une ministre ordonne une enquête sur la vie privée des parents sous couvert d’un pseudo-test de connaissances en maths aux élèves de la deuxième à la cinquième primaire. Dans un futur proche, lointain ou passé, un état donne ponctuellement 200€ à des familles pour payer leur mazout de chauffage, mais ne propose rien (à l’avance) pour les aider à investir dans cette chère énergie renouvelable dont on parle si tant. Dans un monde surréaliste, les banques questionnent leurs clients de manière approfondie à propos de leur patrimoine, « afin de mieux gérer leurs biens », mais on ne sait pas vraiment si le fisc a droit de regard sur leur dossier ou non. Et j’en passe.

Je sais pas vous, et rattrapez-moi si je me trompe sur ces faits, mais moi je ne comprends rien.

princess klopobek

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Le roseau plie

Faut-il blâmer quelqu’un qui remet en question sa vie de couple à cause des poils de chien de son partenaire, alors que l’on a soi-même déjà rompu à cause des bruits de bouche de son compagnon durant les repas?

princess klopobek

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Du matérialisme

Dois-je m’inquiéter du fait que la question de l’endroit où j’ai égaré mes clefs revient beauuucoup plus souvent que celle du sens de la vie, ou devrais-je m’inquiéter de l’inverse?

princess klopobek

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km vs px

Etrange phénomène que celui observé dans le continuum de mes pensées tout à l’heure. Alors que j’étais sur le chemin du retour vers mon doux foyer après une dure journée de labeur sur Photoshop, mon oeil se détourne comme à son habitude vers le compteur kilométrique digital. Celui-ci affiche 128. Il a fallu une demi-seconde à mon cerveau pour trouver ce nombre étrange: « Diantre il manque un zéro, ça devrait être dix fois plus, 128 c’est ridicule!! », puis trois secondes pour se demander pourquoi avoir formulé cette absurdité.

Dans ma tête, je roule en pixels.

princess klopobek

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Du sous-vêtement féminin

Tandis que Sophie nous relate sa soudaine aversion justifiée du shorty, j’en profite pour exposer l’une de mes questions existentielles sous-vestimentaires, qui me taraude depuis mon adolescence: les soutien-gorge mis sur le marché ne disposant quasi exclusivement que de bretelles interminables, les fabricants s’imaginent-ils que toutes les filles ont les seins jusqu’aux genoux ou est-ce une astuce pour nous apprendre à coudre?

princess klopobek

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Hmpf

Que répondre à quelqu’un qui demande « C’est quoi le trivial Pursuit? »?

(Prononcer: c’est kwô l’triviol Poursouêt)

princess klopobek

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Tout commença un jour avec X-files…

Info ou intox, peu importe, et ça ne fait qu’un film de plus sur le sujet, certes; néanmoins, le boulot de décorticage mérite le coup d’oeil, ne fût-ce que pour la patience – ou l’imagination – dont ce film fait montre, même s’il y a des choses à redire. Attention, ça dure 1h22.

princess klopobek

Publié dans grands questionnements, nos institutions | 2 commentaires

Ces questions que je n’ai jamais osé poser (6)

Pourquoi les hommes (j’entends par là non pas la race humaine, mais bien les « mecs », « mâles », « garçons » et autres déclinaisons à péninsule) ont-ils toujours besoin d’un obstacle face à eux pour faire pipi (arbre, mur, etc)?

princess klopobek

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J’ai trouvé la voie ça y est (comme quoi qu’un blog est essentiel à l’équilibre universel)

Rien ne se perd, rien ne se crée, qu’y disait, tout se transforme. Mais quid des petites pensées éructées en regardant le plafond? Oui, une fois les neurones chauffés par quelques calories ingérées peu d’heures auparavant, ces pensées pour rien, faites juste pour penser, si elles ne sont pas transformées en action, que ce soit dans un dessin, dans un projet, dans un claquement de doigt, dans l’écriture d’un blog, dans un vase jeté à terre, dans une parole, dans la décision de repeindre son plafond parce que, décidément, il est réellement dégueulasse, ces pensées, quand elles ne vont pas rejoindre le stock de milliers de Go de pensées transformables dans l’inconscient, en quoi se transforment-elles?

Et Claude Barzotti, dans tout ça?

princess klopobek

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Have success

Un aspect de la réussite en amour ne se résoudrait-il pas simplement à pouvoir faire ressurgir, retrouver la partie animale du cerveau (celle que l’humain a souvent trop tendance à rejeter), accepter celle-ci comme telle, et la conjuguer, la faire cohabiter pleinement avec la partie « humaine », trop cérébrale: afin d’éviter que mots et pensées ne viennent compliquer le simple instinct amoureux de départ, mélange des deux aspects? Bref, arrêter de se poser des questions là où il n’y a pas lieu de s’en poser, pas d’intellectualisation (deuxième degré) de ce qui doit être avant tout sensitif (premier degré); car dans ce domaine, il y a rarement un bourreau et une victime, juste une alchimie.

princess klopobek

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A voir absolument

Un merveilleux moment de philosophie, qui remet les pensées en place, à visionner tous les matins pour mieux affronter le monde; merci Arthur de Pins. (Trouvé chez Kek)

princess klopobek

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Question enfantine (où je ne grandirai jamais?)

Il s’agit peut-être d’un manque d’empathie de ma part: je n’ai jamais compris comment et pourquoi on pouvait arrêter un seul jour de se poser la simple question du sens de tout ça (je continue de chercher, il y a toujours autant de réponses/aucune réponse. Mais à force je me dis que je finirai bien par m’y retrouver).

princess klopobek

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Teuheu

Je me suis toujours demandé si j’étais la seule personne au monde à me farcir des pharyngites phénoménales qui à mon avis pourraient intéresser les études des plus grands ORL, et dont les relents s’étalent encore, à chaque fois, sur deux ou trois semaines après que ces pharyngites soient descendues sur les bronches et que la maladie ait été résorbée; et cela n’étant même pas dû à la clope, vu que j’ai commencé à fumer très tard. Suis-je la seule ici-bas à avoir toujours eu, malade, une toux grasse (dans ce cas ne pourrait-on pas dire une toux obèse?) digne des plus grands doublages de monstres de Scoubidou (reuaarrrrh) ou de Godzilla?
Déjà toute petite, je cachais celle-ci avec honte pendant toute l’heure de cours, souvent jusqu’aux larmes tellement ça piquait à la gorge, n’osant me libérer qu’une fois que le brouhaha des bancs mis en branle commençait à la sonnerie de la récré; n’ayant jamais vu aucun camarade de classe sortir en larmes à ce point (sauf David L. mais c’était une lopette, David, c’était le bouc émissaire des copains), suis-je donc la seule à avoir fait ça??

princess klopobek

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Des Dutroux des Dutroux encore des Dutroux

Je sais que les phobies amènent à des actes compulsifs. Mais dites, « les gens », quand vous allez chercher vos (sales) gamins (qui-traversent-la-rue-n-importe-comment-en-se-racontant-les -évènements-de-la-starac-de-la-veille-et-qui-ont-l’air-de-croire -que-les-trottoirs-n’ont-été-inventés-que-pour-permettre -aux-crottes-de-chien-de-s-épanouir-pleinement) à la sortie des écoles, avez-vous tellement peur qu’ils se fassent enlever sur les 500 mètres de chemin qu’ils pourraient faire à pied pour vous rejoindre et qui leur feraient tellement de bien, peur au point de ne pas pouvoir faire autrement que de vous garer chacun, l’un après l’autre, pile-poil devant la porte de leur école? (et sur les places pour riverains qui sont juste à côté, tant qu’on y est)

Ca vous plairait, à vous, si je garais ma voiture TOUS LES JOURS devant la porte de votre garage pendant une heure à une heure et demi, juste au moment où vous rentrez fourbus de vos huit (ou dix, ou douze, ou quatorze, peu importe) heures de boulot, mm?

princess klopobek

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Ces questions que je n’ai jamais osé poser (5)

Pourquoi l’humain est-il quasiment le seul animal à avoir développé des épaules en largeur, ceci alors qu’il dort autant sur le côté que les autres?

princess klopobek

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Les autoroutes, le retour

La question philosophique du jour est: Pourquoi avoir un réseau autoroutier qui compte parmi les plus denses du monde si c’est pour rouler à (grand maximum) 70 km/h sur une seule bande tout le long? Vous avez deux heures.

princess klopobek

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Make Lie Not War

Le « suspense » des guerres à venir ne consistera-il non plus à savoir qui va « gagner » mais à déterminer qui ment le mieux?

princess klopobek

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Ces questions que je n’ai jamais osé poser (4)

La publicité Duracell utilisant l’espèce lapine pour illustrer les qualités d’endurance et de longévité de ses produits aurait-elle une connotation sexuelle, si l’on se réfère à la réputation de l’animal utilisé, sous-entendant donc que ces piles offrent les mêmes qualités que, par exemple, le viagra?

princess klopobek

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Ces questions que je n’ai jamais osé poser (3)

Une voiture roulant au jus de betteraves (sucrières) ferait-elle grossir l’environnement par l’inhalation des gaz qu’elle dégage?

princess klopobek

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Ces questions que je n’ai jamais osé poser (2)

Le suicide est-il un acte que l’on peut retrouver chez toutes les espèces vivantes ou juste un effet secondaire de l’aptitude à penser?

princess klopobek

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Dallas

N’y a-t-il donc pas moyen dans ce monde impitoyable, dénaturé, inconsistant, superficiel et spectaculaire de passer une matinée au lit jusque midi sans être réveillé par le téléphone ou quelqu’un qui sonne à la porte??

princess klopobek

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Ces questions que je n’ai jamais osé poser (1)

Que devient le cordon ombilical une fois coupé? On le coupe au niveau du nombril mais après? Il rentre et pourrit dans le ventre?

princess klopobek

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Post-synchro

Mais qu’est ce que c’est que cet engouement subit, effréné et quasiment compulsif pour les versions originales?

Je conçois dans certains cas que des choses peuvent en ressortir, et même que pour certains films la V.O. peut être carrément indispensable, notamment les films d’auteur ou certains films au jeu d’acteurs très fin (ou les Monty Pythons, pour leur jeu, leur texte, leur absurdité, leur… enfin tout quoi). Mais les puristes sont des emmerdeurs, dans quelque domaine que ce soit – ces crétins de « chocolatologues » qui crachent sur les amateurs de chocolat kinder ou de chocolat blanc, me sortent par tous les trous de nez. De toute manière le chocolat à 99% est dégueu et immangeable.

Tout n’est-il donc pas relatif? Les versions doublées sont parfois tout à fait décentes; les traducteurs font souvent pas mal d’efforts; les doubleurs, s’ils sont bien choisis (c’est-à-dire s’ils tiennent vraiment leur vocation d’acteur) peuvent être très bons; et il peut même ressortir de nouvelles choses d’un texte traduit si le traducteur est doté d’un peu de créativité, choses tout aussi valables que celles du texte original, même si se décalant parfois de celui-ci (notamment pour les jeux de mots). Le français est une langue suffisamment riche pour être exploitée à juste titre non?

Personnellement, le fait de voir « Titanic » ou « Independance Day » en français n’a rien changé à ce que j’en pense: j’aurais certainement trouvé ces productions tout aussi nulles en anglais. Quant à « Adieu ma concubine », sans le moindre sous-titre, ce film ne m’aurait réellement rien apporté. De plus le jeu d’acteurs de certains pays est parfois difficile à apprécier pour les Occidentaux, le sentiment pouvant y être exprimé autrement à cause d’une simple différence culturelle (qui n’est certes pas sans intérêt à observer mais qui peut nuire à la compréhension).

Ce fanatisme systématique pour la V.O. serait-il simplement une façon ostentatoire d’afficher son bilinguisme pour contrecarrer le manque certain des générations précédentes? Il y a dix ou quinze ans la toute grande majorité de la population française se targuait de ne parler que le français, toute autre langue ne faisant pas partie des programmes de cours, et cette majorité avait l’air de s’en applaudir (pour contrecarrer les critiques sans doute?).

Maintenant j’ai l’impression d’assister à l’effet réactif inverse. L’attitude est exactement la même, c’est juste la position qui a changé pour l’autre extrême, on affiche de manière détournée sa monumentale connaissance d’une langue étrangère alors qu’on n’est même pas capable d’aligner deux mots de français.

Aujourd’hui on se vante d’être « nul »; le mot « intellectuel » est devenu une insulte; mais dès qu’une personne connaît les bribes d’un domaine, elle focalise toute sa valeur sur cette connaissance (qui n’est parfois que de surface en plus), adoptant une attitude quasiment faschiste vis-à-vis des autres attitudes, comme par désespoir – pour cacher un vide laissé par le manque de toute autre valeur de sa propre personne?. Merde, les vertus humaines se trouvent dans d’autres choses que dans l’incongruité d’un purisme prétentieux et déplacé. Le sens des vertus est, une fois de plus, complètement détourné.

princess klopobek

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Réfléchissez avant de faire des gosses. Longuement

Après tout, si deux éléments s’avèrent incompatibles au fil du temps (s’opposant, se contredisant, s’insupportant), comment le résultat du mélange de ces deux éléments pourrait-il se supporter lui-même?

Il y aura toujours en lui une partie du premier élément qui se battra contre une partie de l’autre, et vice versa.

princess klopobek

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Amitiés virtuelles

Comme la plupart des internautes vivant aussi bien d’amitiés rencontrées par le biais du net que d’amitiés rencontrées en toute autre occasion, j’ai été confrontée aux questions et affirmations suivantes: « Mais comment peux-tu estimer que ce sont des amis? Tu ne les connais pas, ils peuvent se faire passer pour ce qu’ils veulent; le net est un véritable nid à détraqués; moi je ne pourrais pas avoir des amis sans jamais les rencontrer ou voir qui ils sont réellement etc etc ».

Soit. N’ayant pu m’expliquer correctement vis-à-vis de ces mots vu l’état d’étonnement que ceux-ci avaient suscité en moi, et étant donné que je m’exprime mieux par écrit que par l’orifice qui me sert avant tout à manger des pâtes et du chocolat, je réponds ici.

Bien entendu, je ne connais pas du tout la personne au départ, mais finalement, je ne la connais pas moins qu’une personne abordée dans un café ou pire, dans un dîner, où on me la présente en lui collant directement une étiquette sociale.

Au début, un dialogue s’amorce timidement, de manière assez anonyme. Il n’est pas plus difficile de percevoir rapidement s’il s’agit d’un(e) « détraqué(e) » dans une conversation msn ou irc que lors d’une rencontre dite « normale ».

Je veux dire par là que c’est tout aussi simple. Ou pas. Une personne perverse, par définition, détournera les choses de leur sens premier, dont avant tout son image elle-même, que ce soit dans le quotidien ou derrière un écran. Il s’agit juste d’avoir l’oeil. Les gens du net sont des gens comme les autres, des humains qui vivent comme les autres humains (à part plus isolément peut-être? Puis même, au cas où, comment une personne peut-elle se donner le droit critiquer le style de vie d’une autre parce que celui-ci n’est pas le même que le sien?) et pas de simples interlocuteurs. Il y a autant de tarés dans le monde réel que dans le world wide web, puisque ce sont les mêmes gens .

Une conversation s’entame donc. Au fur et à mesure on commence à se rendre compte que l’absence de possibilité de jugement du « non-verbal » permet au « verbal » de prendre de l’expansion: la profondeur de la conversation s’amplifie, l’on aborde doucement des thèmes plus personnels. Parfois pas. Le contact reste parfois du domaine de la simple connaissance, comme dans « la vraie vie ». Quand l’intimité amicale prend forme, cela devient rassurant; la confiance s’installe délicatement. L’ami internaute est chez moi plus ou moins tous les jours mais sans être chez moi pourtant, je ne me sens pas guindée; nous commençons à connaître mieux nos états d’âme.

Au bout d’un moment, que ce soit avec un début de sentiment amoureux ou en toute amitié, on en arrive à ressentir l’envie de se voir, parce que les conversations écrites commencent à sembler légèrement frustrantes. Evidemment, il est infiniment plus agréable au bout d’un moment de papoter de visu devant un verre que devant un écran, sur ce point je suis d’accord.

Lors des premières rencontres, on se rend compte que l’ami internaute est tel qu’on le pensait. Ou pas. Ces rencontres sont souvent décisives.

Puis on revient sur le net et on continue à discuter; on remarque que rien n’a changé dans la discussion depuis la rencontre. Ou pas: j’ai aussi entendu parler de très grandes déceptions, de fuites et/ou de regrets après les premiers visus. Rien n’est parfait: qui n’a jamais perdu un ami pour une raison ou une autre, laissant juste une trace amère?

Puis on décide de se revoir, puis encore puis encore. Il est finalement plus facile de se donner rendez-vous puisque l’on se côtoie pratiquement tout le temps. Et on constate finalement avec étonnement que l’on voit plus souvent son ami cybernétique qui vit à 70 kilomètres que son ami d’enfance qui habite pourtant à deux pas.

L’amitié virtuelle n’est pas nécessairement plus ou moins profonde qu’une autre amitié. Elle est simplement plus régulière; et la connaissance de l’autre est appréhendée différemment puisque l’on se dévoile différemment: il y a des thèmes que l’on ose aborder sur le net et que l’on n’aborde jamais dans la vie, et vice versa.

princess klopobek

Publié dans grands questionnements, Qui suis-je? | 16 commentaires

Y en a marre

… Des valeurs faussées. Nous vivons tous dans un monde passif, où tout est censé tomber du ciel. L’Homme-chasseur -celui qui est proche de lui-même tout entier: j’emmerde la séparation du corps et de l’esprit-, l’Homme-créatif n’est plus.

L’Humain du XXIème siècle ne fait rien, il ne prend plus d’initiatives, il ne fait qu’attendre ce qui va lui arriver, comme un gosse; il n’a pas grandi, éduqué comme il est à ingurgiter sans mot dire tout ce qu’on lui donne. Tous les jours il attend sa becquée, dépendant de son alma mater. Il attend qu’on l’amuse, il attend qu’on le surprenne, il attend qu’on l’émeuve, il attend que l’on réfléchisse pour lui, que l’on trouve des solutions à ses problèmes (elles sont toutes trouvées, d’ailleurs, ces solutions placebo et stéréotypées anti-individualistes fournies à tire-larigot mais ne solutionnant rien – non, personnellement, je ne serai pas plus heureuse avec quelques kilos en moins ou en possédant le dernier modèle de lecteur DVD de la marque Machinchose); et en plus il attend qu’on l’aime (avant d’aimer et de s’aimer). Mais qui pourrait aimer la passivité?

Merde. L’Amour est un Art (Erich Fromm, l’Art d’aimer, Ed. Desclée de Brouwer, Paris, 1995); la Vie est un Art.
Et tout Art nécessite un apprentissage et un effort assidûs, zélés et exclusifs même si certaines bases sont innées. L’Homme doit apprendre à vivre, fi de sa paresse.

princess klopobek

Publié dans action, grands questionnements, petites considérations | 13 commentaires

Existentialisme anatomique

L’une de mes amies m’ayant posé cette question à laquelle je ne peux répondre, je l’expose donc (parce que la pauvre, je n’aimerais pas que cela m’arrive, à l’ère de l’Humanité où le régime et le contrôle de son corps sont le principal moteur de la vie féminine; mais heureusement, je suis au-dessus de tout ça): est-il possible, au bout de 28 ans de plus ou moins bonne loyauté, que par un beau matin ensoleillé l’on constate qu’un fessier ait enflé tout a coup en une nuit de manière totalement extravagante et inconsidérée, alors que le lendemain, le porteur du susdit fessier est censé rencontrer en même temps trois amis internautes qu’il n’a jamais vus, et qui, si cela se trouve, pourraient se révéler être en fait trois beaux violeurs ténébreux (on sait jamais hein)? Ou alors est-ce juste une impression?

Note: j’ai toutefois répondu à cette amie que le fessier en question pourrait se révéler être une barricade de porte efficace en cas de fuite de la part des violeurs potentiels ci-décrits.

princess klopobek

Publié dans grands questionnements | 2 commentaires

Droit de cuissage

En fin de compte, je suis en train de me demander si le concept du mariage tel qu’il était conçu auparavant ne possédait pas l’un ou l’autre point positif: je parle là du mariage vierge et sans possibilité de divorce: celui-ci n’empêcherait-il pas la banalisation actuelle des relations amoureuses et les névroses d’échecs par rapport à celles-ci, tout ceci résultant de la multiplication des relations amoureuses ratées? (zap zap)

(ceci ne veut pas dire que je sois pro-mariage, puisque je ne sais pas s’il est pire d’avoir constamment l’impression qu’une relation va foirer et que l’on gâche sa vie à répétition ou bien d’avoir l’impression de gâcher sa vie tout court – à moins que l’on ne soit tombé par miracle sur LA bonne personne parmi les trois milliards de possibilités. Ou six pour les bisexuels qui vivent dans un pays où le mariage homo est permis)

princess klopobek

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