Tranche(s) de cake (Princess Klopobek rOoOOoouuulzZZzz) » chansons, sons et autres bruits

Petit exemplaire non exhaustif de Sémiologie des attitudes vocales de la chanson de variété au XXIème Siècle (tous genres confondus)

Vendredi 23 Janvier 2004, 0:10

La musique offre, mélodiquement parlant, une infinité de possibilités par la combinaison des notes. Vocalement, je me suis demandée où nous en étions, et me suis donc amusée à répertorier quelques exemples de sons.

- Mmmmmmmmmm Oooooouuuouououououyeaaah : cette espèce de couinement destiné à insuffler une notion de sensualité sert également à combler le vide des moments instrumentaux que certains artistes ne pourraient éventuellement pas supporter. Dans les chansons françaises il est en général accompagné d’un simulacre d’accent à l’américaine, pays très en vogue en fin de XXème Siècle (il est à noter que depuis les évènements connus en Irak la tendance générale francophone à l’utilisation de ces procédés est en baisse).

- Han han/Hu/Ha/Ho et autres borborygmes : bruitages censés signifier un aspect viril, est de plus en plus utilisé par l’artiste féminin (Libération sexuelle). Possède peut-être également la même fonction que le précédent (combler les vides).

- Grognement rauque : assez similaire au rot sexuel discret, il est en général situé en début de vers pour impliquer une sensation de profondeur (« Ca vient des tripes là tu vois ») et de sensibilité/sensiblerie/sensualité.

- Vibrato : lorsqu’il est utilisé de manière entêtée et continuelle en fin de vers, sert à l’artiste trop peu sûr de lui à prouver ses capacités vocales ; en francophonie, il est souvent associé à des paroles clichés vides de sens mis à part une connotation astronomique (il faut savoir que nous humains aimons les clichés, ça nous rassure en nous raccrochant à des repères faciles).

- Chœurs et autres effets de voix : initialement destinés à servir d’appui et de mise en valeur des capacités vocales du chanteur, ils desservent aujourd’hui un but inverse s’ils sont utilisés de manière systématique, à savoir cacher le piètre numéro de l’artiste (Bref, l’inverse du précédent) et saccagent les installations 5.1. Lorsque le chanteur est masculin, les chœurs hyper sirupeux, sont destinés, par cette opposition ultra-sucrée, à mettre à nouveau en valeur la virilité hachée de l’artiste. Il est également particulièrement apprécié dans les girls ou boys band, où les chanteurs se chorisent l’un l’autre au point que l’on ne sait plus distinguer quel chanteur a quelle voix, ou même si, m’enfin, c’est un girls band ou un boys band qu’on entend, là ??

- Surarticulation : utilisée généralement en rap/hip-hop, servirait à souligner la fermeté des propos ? (à moins qu’elle ne soit destinée à une meilleure compréhension par la distinction flagrante qu’elle permet entre les borborygmes (point n°2) et les paroles).

- Mollasse : probablement le procédé le plus interactif, il oblige l’auditeur à recomposer l’exactitude de la mélodie dans sa tête. Initialement prévu pour des chanteurs plus ou moins doués pour la composition mais vocalement incapables, il est à présent intégré en tant que genre à part entière, pseudo-rebelle car non limité aux règles élémentaires de mélodie harmonieuse. Le top, c’est quand il est accompagné de choeurs du même style.

- Echo, parfois juste limité à la réverbération exacerbée : symbolise l’envol, même si parfois les paroles impliquent une notion de profondeur, et donc par là le besoin de liberté et d’infini, soulignés en général de manière redondante par les images du clip vidéo (travellings, panoramiques, hélicoptère en arrière-plan, oiseau, ou l’artiste lui-même se jetant dans les airs).

- Rimes en ‘or, ‘our, ‘eur, ‘ar, ‘ur, ‘ensss, etc : rimes de consonnes sifflantes allongées, elles sont parfois complémentaires, ou parfois opposées au vibrato qui accompagne les voyelles, et permettant à des chanteurs asthmatiques de reprendre leur souffle (notion de douleur) sur les trois notes qu’ils utilisent ; l’exemple en est particulièrement flagrant.

- Hurlements : connotation de souffrance ultime impliquant l’auditeur à sans cesse se demander si “Oooo mais il/elle souffre, il/elle s’est fait mal?”. Pour peu, l’auditeur empathique et naïf pleurerait de compassion face à cette torture.

Une multitude d’autres exemples sont encore décelables mais nous nous arrêterons aux plus essentiels étant donné le conditionnement résultant de trois heures d’écoute de chaînes musicales qui m’incite à présent à gober les cartes audio de tout appareil diffusant de la variété.

Dans un autre temps nous étudierons ensemble les attitudes corporelles qui accompagnent ces sons (prognatisme, jeux de mains, battements de cils, frotti-frotta sur murs et sols, harde de « on est une bande de jeunes on s’fend la gueule » déboulant en baggy et cassant tout sur son passage etc etc); les cartes vidéo sont peut-être plus digestes.

princess klopobek




Moulinex

Mercredi 1 Octobre 2003, 0:40

A question idiote…

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Babel

Mardi 25 Février 2003, 19:14

Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours trouvé qu’il existait une énorme différence de sensualité entre les langages humains.

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La musiiiiiiiique oui la musiiiiiiiiique

Mardi 18 Février 2003, 12:55

La complainte du blogueur. Ca va déchirer.

princess klopobek




A star is born

Jeudi 30 Janvier 2003, 22:06

Et maintenant en exclusivité mondiale klopolandaise j’ai l’honneur de vous présenter trois extraits de mon premier album, futurs succès au box office. Voici donc cakesong, une chanson que j’ai en tête depuis que je suis toute petite et que je rêvais de mettre sur plastique. Ensuite vient la version comédie musicale et enfin la version de Noël, idéale à écouter pendant les repas de réveillon. J’avais projeté également une version commerciale sur fond de Britney Spears et un hommage aux Rita Mitsouko que j’apprécie tant mais je suis trop feignasse.

>>>Edit: EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEET en guest star de l’album, nous avons Géradon’s version!

>>>Edit 2: le titre de l’album m’a été suggéré: la “staracadeweb”. Je tiens à préciser qu’il n’y a aucun copyright. Ca va faire exploser kazaa.

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