En couple, l’élément féminin du premier degré a, somme toute, et pour la plupart, un fonctionnement des plus simplistes: les actes ou pensées peuvent paraître paradoxaux de sa part, mais tous sont simplement et identiquement construits sur un système basique d’action-réaction: voir qu’une action ou une sentence fait réagir, donne l’impression d’un impact sur une personne importante à ses yeux, lui confère le sentiment d’avoir un impact sur un monde essentiel, donc l’impression, en quelque sorte, d’exister. C’est un truc de gosse en fait: il faut juste accepter de jouer le jeu -ou tout au moins faire semblant- en trouvant de temps en temps la réaction convenant à l’action (mais pas tout le temps sinon elle te trouve bien fade, elle te fait tourner en bourrique et tu te fais bouffer - le dosage entre réaction, non-réaction et mauvaise réaction reste apprécié plus ou moins différemment selon chacune).
Note: pour aller plus loin, le simple fait d’être en couple constitue parfois pour elle une action, et c’est là qu’est la perversité du système: vous pourriez de temps à autre avoir l’impression d’une non action de sa part, mais cela ne sera pas le cas: par son absence d’action, elle espèrera que vous réagirez, ne fût-ce que pour lui signifier qu’elle existe toujours pour vous quand elle n’est pas là, par exemple.
Néanmoins, lorsqu’une fille prend conscience de ce système, les rôles ont parfois tendance à s’inverser dans le couple. Et, pauvres hommes, je confirme: au début c’est amusant mais à la fin ça peut devenir vraiment saoûlant.











