En parallèle à la loi Godwin, n’oublions pas de citer ce que l’on pourrait appeler la loi Thomas: “Plus une discussion s’allonge, plus la probabilité d’y trouver une syntaxe de type “C’est mon choix”, “moi j’m'en fous, j’suis comme ça parce que je l’ai décidé”, “je l’ai décidé et c’est ce qu’il y a de meilleur pour moi” s’approche de un”.
Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion Usenet qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s’échauffer, et, trop bien éduqués pour remplacer les arguments par des insultes, préfèreront évoquer la liberté individuelle sans imposition de celle-ci à d’autres, tout en donnant, par cette affirmation, l’impression d’avoir des convictions fermes et une personnalité forte et non-influençable. Ainsi, le sujet exprime que selon lui, le meilleur argument pour lui-même, c’est lui-même, sous-entendant que cette idée s’applique à son interlocuteur. Chaque individu étant alors considéré comme une entité régie par elle-même sur laquelle les autres ne peuvent influer, on estime alors qu’il est temps de clore le débat (qui au fond n’en est pas un) et de revenir sur des bases communes, à savoir boire une bière ou un bon p’tit rouge ensemble.
Oui oui, même moi j’en ai fait usage mais à vrai dire, je préfère, de loin à cette loi, la loi Poulpy, donnant pour argument non pas une loi et un droit individuels, mais une loi dont on ne sait pas d’où elle sort, mais dont on suppose qu’elle est naturelle et universelle puisqu’affirmée de manière implacable: plutôt que l’egooptionnel “C’est mon choix”, j’affectionne et aime à utiliser le despotique et physiooptionnel “J’ai l’droit”, qui me donne automatiquement raison à moi et se fiche du reste, rien à battre d’argumenter, c’est long et foutrement fatigant et ça ne sert à rien, y z’ont qu’à comprendre, puis ça permet de passer aux bases communes sans perdre de temps avec l’introduction d’un débat inutile et vain.











