Tranche(s) de cake (Princess Klopobek rOoOOoouuulzZZzz) » 2004 » Octobre

Au moins les trucs d’avant c’était du solide

Lundi 25 Octobre 2004, 12:33

… Alors, on se fiche encore de ma petite AX 1991 LPG 33kw? Mmm?

(Réalisé sans trucage)

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Parce qu’ils le valent bien

Jeudi 21 Octobre 2004, 9:55

“Quand je pense aux laboratoires de l’Oréal, j’imagine des milliers d’hommes et de femmes au look un peu extraterrestre en combinaisons de plastique, entourés de rats permanentés orange et de lapins avec des coups de soleil.”

(Marc Moulin, Humoeurs: la suite)

[Seule, devant mon écran, je suis pétée de rire depuis un quart d’heure, j’ai mal aux tripes, je n’en puis plus.]

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Les résistants: l’après-guerre

Mercredi 20 Octobre 2004, 17:31

Ce post de Kek me fait penser qu’il y a peu encore, je tombais nez-à-nez avec deux anciens potes que je n’avais pas revus depuis longtemps, tous deux avec poussettes et porte-bébés; “Ah comment il s’appelle le tien?” “****, et le tien?” “****” “Quel âge?” “Neuf mois, et le tien?” “Six mais c’est une fille” (C’est vrai qu’avec les prénoms actuels il vaut mieux préciser).

Ca a commencé il y a cinq ans environ, tous mes copains se sont accouplés, ont acheté une maison, un chien, une voiture et un ou deux bébés. Moi je me suis contentée de la voiture, du chien et de l’accouplement sporadique, vachement plus utiles et posant beaucoup moins de problèmes que le reste. Mais je suis cernée de toutes parts, et j’ai eu à une époque de plus en plus de mal à ne pas trouver de conversations sans couche-culottes et investissements immobiliers, ou de soirées avec clope se terminant à 4 heures du matin et où les seuls à pouvoir faire du bruit sont les nains, “Baisse la musiiique il essaye de dormir!”, jusqu’à ce qu’ils soient endormis, “Parlez moins fort s’il vous plaît ça réveille le petit!”, en général en même temps que moi. Enfin, je tiens bon, je me retranche souvent dans un bar enfumé avec un pote résistant ou deux on braille à tue-tête toute la nuit.

L’étape suivante c’est les séparations, là j’ai trente ans et ça commence à venir: brusque retour en arrière, les papas et mamans se rendent compte qu’ils ont changé, regrettent un peu les “bons vieux moments de folie”, envient la vie que tu mènes et la stabilité que tu t’es trouvée (toute seule puisque les potes étaient occupés à décaper leur plancher) dans une vie pourtant délirante, viennent te voir deux fois par semaine alors que tu ne les voyais plus que quatre fois par an dont une pour l’anniversaire du gamin, t’appellent à quatre heures du matin pour te demander du réconfort et des conseils sur la manière de vivre seul alors que toi à vingt-deux heures, tu pouvais crever; mais bon, tu les retrouves enfin quand c’est l’autre qui a la garde, et finalement on oublie le reste, c’est ça qui est merveilleux.

Mais après il se passe quoi?

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Ces petites expressions qui irritent (4)

Mardi 19 Octobre 2004, 15:17

Après un “J’m'ennuie”, les “Ben occupe-toi”, “Lis un livre”, “Tu n’as qu’à faire le truc qui attend depuis six mois” me font penser au “Range ta chambre” de ma mère.

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Ces petites expressions qui irritent (3)

Dimanche 17 Octobre 2004, 12:34

L’insupportable “C’est la Nature humaine”, censé excuser la bêtise. Puis, depuis quand l’Humain est-il naturel?

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En vrac (Un peu de fraîcheur)

Jeudi 14 Octobre 2004, 17:48

princess klopobek dit : tiens ca coute cher un gynéco?

Poulpy dit : Bah t’fasson
Poulpy dit : huhu
Poulpy dit : je sais pas trop en fait, ça fait mille ans que je dois aller

princess klopobek dit : je me dis que ce serait pas mal que je fasse un examen un jour mais j’aime décider de qui va mettre son nez là dedans

Poulpy dit : héhé

princess klopobek dit : je demanderais bien à ma mère si elle n’a pas une adresse de gynéco femme

Poulpy dit : oui bonne idée

princess klopobek dit : note
princess klopobek dit : femme ou homme, les deux ont leurs inconvénients
princess klopobek dit : le mec doit reluquer à mort
princess klopobek dit : la femme doit critiquer à mort, ça doit être comique
princess klopobek dit : “pfu elle est mal épilée”

Poulpy dit : tu crois?

princess klopobek dit : vi hein
princess klopobek dit : “eh ben quel clito c’est pas un gynéco qu’elle doit aller voir c’est un urologue”
princess klopobek dit : “c’est pas un frottis qu’il lui faut c’est une analyse géologique”
princess klopobek dit : “Wow on dirait une raie manta, il y aurait de quoi faire greffer une peau à tous les grands brûlés du 11 septembre”

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Ces petites expressions qui irritent (2)

Mercredi 13 Octobre 2004, 13:38

“C’est simplement du temps” (sous-entendu: le temps dépensé, ce n’est rien)

Etonnamment, ce sont parfois les utilisateurs de la première expression qui utilisent celle-ci. Pour eux apparemment, le matériel n’est guère important, le temps non plus, et toutes les dimensions sont inutiles.

Or pour moi, le temps passé pour une chose ou pour quelqu’un, que ce soit par l’acte ou par la pensée, fait partie des choses les plus essentielles. On perd du temps, on gagne du temps, on donne du temps, on prend son temps, on passe le temps… (et je n’irai pas jusqu’à dire que le temps c’est de l’argent pour convaincre ces personnes car ils me rétorqueront que l’argent est matériel). Donner du temps, c’est donner un bout de sa vie, léguer une partie de soi et de son âme, c’est, quand on n’est pas obligé d’en donner, être passionné au moins un moment; l’art fait partie de ce domaine, et comme me disait Chloé il y a peu, l’amour c’est du temps avant tout.

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Ces petites expressions qui irritent

Mercredi 13 Octobre 2004, 10:36

“Ce n’est que du matériel” (J’emmerde l’intro de Fight Club)

Le matériel, tout le monde y tient, l’apprécie et parfois l’aime, on met parfois du coeur à l’adapter à son style de vie pour que celle-ci soit moins frustrante, on s’habitue à évoluer au milieu, il peut même parfois être utile, on s’en sépare souvent avec difficulté. Et personnellement, je ne suis pas chrétienne.

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Fermeture

Lundi 11 Octobre 2004, 10:42

(Vous avez peur hein?)

Non, il ne s’agit pas de fermeture de ce blog, mais bien de fermeture d’entreprise. C’est d’ailleurs bien drôle: nous avons constaté avec la femme de ménage, que depuis une dizaine de jours, le terme qui revenait le plus souvent dans nos conversations n’était pas des plus haletants de suspense, et que notre manière d’élider les mots n’était pas des plus glorieuses de subtilité littéraire:

- “Faudrait p’tête purger les radiateurs”
- “Bah ‘t’fasson…”
- “Faudrait p’tête nettoyer la salle des p’tits déj’”
- “Bah ‘t’fasson”
- “Faudrait p’tête réparer l’aspi”
- “Bah “t’fasson”
- “Ah tiens y a encore un huissier qu’est passé”
- “Bah ‘t’fasson”
- “Faudrait p’tête faire quékchose pour les mouches de la chambre 6″
- “Bah “t’fasson”
- “Faudrait p’tête réclamer nos salaires de septembre”
- “Ah oue”

Enfin, au moins, au bout de trois mois d’attente, nous avons appris à prendre pas mal de recul et à rire de tout. Disons que c’est beaucoup plus facile quand… *°%*°champaaaaaaaaaaaaaagne°*%°°* on a trouvé un nouveau job.
Poulpy je t’aime.

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Le monde fascinant du bureau

Mardi 5 Octobre 2004, 12:55

Pour faire suite à Poulpy qui l’a copié de Pakal qui l’a copié de qui l’a copié de qui l’a copié de. Le problème principal rencontré étant que je n’ai pas vraiment d’écran de pc sur mon lieu de travail, mon bureau à l’origine étant ceci (Mais j’y suis beaucoup moins souvent).

Sinon, mon bureau, c’est parfois aussi ça.

Note: il m’est arrivé une fois de rencontrer Pakal en soirée; Pakal est un gars un peu concon en vrai certes, mais Pakal a un chouette blog; je vous conseille d’aller jeter un oeil à celui-ci. Oui, si je dis que Pakal est un peu concon, c’est entre autres parce que la seule chose qu’il reproche à mon blog est de ne jamais faire de liens vers d’autres blogs. Mais sinon Pakal, même s’il est inutile, est un être affable.

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Du chaos

Lundi 4 Octobre 2004, 0:26

La classification n’est pas une mauvaise chose en soi, c’est son utilisation systématique qui l’est; par là elle devient à mon sens l’une des plus grandes tares du cerveau humain (pour être exacte, l’hémisphère gauche paraît-il, privilégiée par l’éducation, celle du langage, des symboles, de la classification donc, des maths et de l’abstraction, ainsi que du raisonnement -trop?- rapide) , et ça empire avec le temps et l’obligation d’archivage que celui-ci implique, qui conditionne constamment nos petits neurones.

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Juste histoire de bien commencer une nouvelle décennie

Samedi 2 Octobre 2004, 11:11

Ce mois-ci j’ai trente ans. Ce mois-ci je me fais virer. Le plus comique est que je recevrai mon C4 (papier de licenciement) le lendemain de mon anniversaire. Bah au moins ça me permettra de tout recommencer à zéro.

J’ai du mal à comprendre ces gens que l’âge effraie, moi ça ne me fait ni chaud ni froid, tout est une question de “cerveau de croisière”. Alors j’essaye de comprendre: à part quelques fines rides cigarettières qui me donnent un charme fou (Ben quoi? On creuse les routes avant de poser le goudron, ça tient mieux - puis moi au moins j’ai une excuse) et quelques jolis capitons fessiers relâchés dont certains sont friands (si si, il y en a qui préfèrent les montagnes à la plage - c’est confortable après tout, puis moins monotone), rien n’a changé depuis une dizaine d’années pour moi, du moins basiquement: je reviens à la case départ: je paye toujours un loyer de 250€, j’ai toujours la même taille et le même poids qui m’obsède, les fins de mois sont toujours aussi difficiles, que je gagne 500, 750 ou 1000€, je m’épile toujours les jambes, je compte toujours en clopes au lieu de compter en euro ou en francs, le monde me paraît toujours aussi absurde et je tente toujours autant de le sauver tous les jours, mange toujours du nutella, je suis bientôt au chômage donc peut-être obligée de retourner chez ma mère, j’ai toujours un bouton d’acné qui pointe de temps à autre, j’ai toujours envie de faire quelque chose de moi mais je ne sais toujours pas quoi ni comment, je zappe toujours devant Drucker, Téléfoot et les documentaires allemands, j’ai toujours ce stupide diplôme de beauxarienne qui me porte préjudice plus qu’il ne m’avantage parce que bon les artistes tout de même sont des dégénérés marginaux et instables, on peut pas engager ça, surtout avec Bac+5, c’est trop cher au salaire puis de toute manière, qu’est-ce que voulez faire avec du dessin pur aujourd’hui, y a pas de métier ni de débouchés, je fume toujours autant, j’ai toujours un lit deux personnes pour moi toute seule, Claude Barzotti n’est toujours pas réapparu, j’ai toujours autant de mal à contrôler mes cuites quand je sors, je ne sais toujours pas ce que je veux mais je sais toujours ce que je ne veux pas, je me lave toujours le matin, j’ai toujours 28 dents, je rigole toujours devant les Monty Pythons et je ne comprends toujours rien au Monopoly. Les seuls trucs qui ont changé sont mon bonus-malus qui a diminué, le nombre d’ex qui a augmenté et le fait que j’ai lu une bonne partie du boulot de Tolkien. Puis j’ai rencontré Poulpy, et ça c’est phénoménal.

Bref, on pourrait presque dire, tout au moins superficiellement et vu de l’extérieur, que je suis une trentenaire-type, à part que même pas (ou plus?) peur, j’ai davantage été effrayée quand j’ai commencé à rencontrer les joies des démarches administratives ou quand j’ai entendu Isabelle Boulay pour la première fois. Je me fiche de savoir comment se passera plus tard, sans doute parce que je me fais confiance; puis au bout de quelques années de ce boulot qui se termine, j’ai pas eu tellement d’autres choix que d’apprendre à vivre au jour le jour, avec les plafonds qui s’écroulent, le chauffage qui fonctionne trop ou trop peu, les ampoules qui éclatent sur une fréquence de 3 par heure, les plombs qui sautent, la ligne 33 du téléphone qui sonne (il n’y a pas de ligne 33 au château), les toilettes de la chambre 1 qui refoulent dans la baignoire, le jaccuzzi en panne de la chambre 2, la chauve-souris de la chambre 3, les fuites de la chambre 4, les frelons de la chambre 5, les mouches de la chambre 6, la canicule de la chambre 8, les odeurs bizarres de la chambre 9, le gyrobroyeur en panne de la chambre 10, etc. A vrai dire, j’ai juste peur de devoir m’inscrire au bureau de chômage parce que je perdrais une chose qui fait que la vingtaine est sympa: un vague sentiment d’indépendance.

Vu l’état actuel des choses, j’imagine très bien un gouvernement instaurant une loi signifiant que si la plupart des trentenaires sont dans le même cas de stagnation, il suffirait de les faire passer directement de 20 à 31 ans pour plus d’efficacité, puisqu’ils sont socialement inutiles. N’empêche, je crois que ces dix dernières années font partie des pires mais aussi des meilleures que j’ai eues, parce que j’ai tout vécu mais rien vécu, et je ne pourrais pas accepter que l’on me supprime ma vingtaine. Inutile pour les autres, mais essentielle pour moi. L’humain social ne vit que pour évoluer parce qu’il y est obligé au jourd’hui, mais quand il se retrouve individu face à lui-même, il se dit que c’est pas si mal de stagner un moment, quand c’est au bon moment de sa vie; comme dirait Nikos, c’est “une aventure humaine”; je suis un loft story à moi toute seule, un Friends, un journal de 20 heures, un film hollywoodien, c’est tout le temps la même chose mais ça change tout le temps.

Bah, au final, je pense quand même que là, je suis prête à avoir un boulot un vrai, avec un bureau et un pc dessus, des horaires normaux, des collègues - s’ils sont masculins c’est encore mieux, des week-ends, un salaire normal. Parce que bon, l’exploitation c’est bien sympa mais peut-être qu’au fond il y a une toute petite chose qui a changé dans ma tête: j’ai toujours envie de faire quelque chose de moi, je ne sais toujours pas trop comment ni quoi, mais je sais que je peux éventuellement utiliser un peu mieux cette chose bizarre avec des bras, des jambes et une cervelle qu’on m’a filée il y a une trentaine d’années. Je ne sais pas encore trop comment mais je le sais et j’en suis sûre.

Merde, je parle comme une vieille, arrêtez-moi. Bite couille nichon.

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