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Archives mensuelles : juin 2004

Des moyens de profiter directement du précompte professionnel

Quand j’apprends que la femme de mon boss se fait conduire au bureau de pointage (en BMW ou en mercedes, ça dépend s’il fait beau – la mercedes est décapotable) pour toucher ses allocations de chômage chaque mois en tant que personne isolée (oui, pour cela, mon boss s’est fait domicilier à son entreprise), alors qu’elle vient de recevoir en « cadeau » (sic) de son mari la délégation de l’administration de la deuxième entreprise de celui-ci, eh bien quand j’apprends ça, je me dis que oui, finalement, les chômeurs sont des gros profiteurs et gnagnagna, mais que la plupart peuvent déculpabiliser. Ca m’effiloche le tampon.

princess klopobek

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Ingénudité

Une chose qui me fera toujours sourire (ou rire dès que c’est possible), c’est la charmante nana qui met un string sous son pantalon blanc, pensant que cela se verra moins que ses grosses culottes de coton (Ceci dit, comme dirait un pote, vaut mieux ça que rien).

(Par contre ce qui me fera toujours hurler, c’est la lourdeur des minutes de retard de ma collègue censée prendre le relai, surtout après 1020 minutes de boulot sur 1440; ce sont les pires – rien à voir mais fallait que je le dise)

princess klopobek

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Mamère en gayrilla

L’une des plus grandes distinctions entre l’homosexualité et l’hétérosexualité se résumerait-elle dans le taux de mariage, l’une revendiquant de plus en plus celui-ci, l’autre s’y soumettant de moins en moins?

princess klopobek

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Vive la France

Je crois qu’en fin de compte je vais finir par adhérer au mouvement pour la séparation des Flandres et de la Wallonie: ce concept éviterait peut-être que les offres d’emploi les plus alléchantes demandent systématiquement le bilinguisme.

princess klopobek

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Quand je pense à nos jeux, à nos ris

Les rires d’enfants qui jouent/les jeux d’enfants en général, dans la littérature et le commun du langage, sont souvent utilisés pour exprimer une comparaison à quelque chose d’heureux, de positif, de merveilleux (le bonheur d’un enfant qui s’ébat), comme souvent tout ce qui se rapporte à l’inepte nostalgie de l’enfance. Je vis non loin de deux écoles et croyez-moi, durant la récré, on a plutôt l’impression d’un égorgement collectif.

princess klopobek

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Shrek 2

« Nous voulons faire passer un seul message dans ce film: c’est en s’acceptant tel que l’on est, en apprenant à s’aimer pour ce que l’on est, que l’on trouve le bonheur »
Cameron Diaz (MOUAHAHAHAHAHA)

princess klopobek

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Ce monde merveilleux

J’aimerais, si seulement elle me lit, pouvoir confirmer à la charmante et gironde dame à la suave chevelure bouclée brune ponctuée de mèches plus claires, la petite quarantaine, qui m’a si adorablement refusé toute possibilité de m’immiscer timidement dans l’embouteillage d’entrée d’autoroute entre son splendide monospace bleu et la voiture la précédant à l’aide de coups d’accélérateurs, de sonneries automobiles et de signes digitaux alors que je ne cherchais non pas à la doubler mais simplement ma route; oui, j’aimerais lui dire que ce que je lui ai clamé tout à l’heure par la fenêtre, sur le ton si exalté de la passion, tient de la plus stricte Vérité, de la plus pure Sincérité: oui, je la trouve Belle, oui, je l’Aime, et si un jour les aléas de la vie me permettent de la revoir, je ne cesserai de le lui redire; car depuis que nos chemins se sont croisés, tout autour de moi n’est que Beauté et Amour. Oui, ca y est, je veux être positive, et pour renverser les forces naturelles humaines en constante progression, je veux répandre par contagion ce bonheur autour de moi, putain de dieu, ça va déchirer sa race de ta mère de bordel de merde.

princess klopobek

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Euro, machine à faire des Euro

La chose que j’apprécie plus que tout, durant la période des compétitions de football, est que cette discipline a au moins le mérite de tenir la population tranquille, et jusqu’en plein milieu de la ville, il fait un calme olympien pendant une heure et demi; même pendant la période des attentats on n’a jamais eu meilleures minutes de silence. Du pain, des jeux, et qu’à jamais perdurent les prolongations s’il en est.

princess klopobek

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« Les gens »

Postant rarement sur des choses personnelles, je considère ceci comme une parenthèse, un post poubelle ultra-rempli où j’ai volontairement oublié d’enlever le vêtement personnel. Il y a quelque temps, je m’exprimais à propos des « amitiés virtuelles », et au bout de plusieurs mois, j’en suis toujours au même avis. Ah oui, la discussion virtuelle est vraiment un échantillon représentatif de ce que l’on peut trouver dans la vie réelle, je n’en démords pas: des gens, des gens, « des gens ». Il en est de bien, il en est des amis, il en est des potes, il en est à qui on ne parle jamais ou très peu. Mais pour les autres nom de dieu, quand vous me demandez de vous insérer dans mes contacts, il vous appartient de l’assumer; vous savez à quoi vous attendre. Si j’accepte quelqu’un dans mes contacts, c’est parce que j’estime qu’il vaudra sans doute la peine d’être plus qu’un simple « contact ». Mais ces personnes qui s’auto-proclament amis et qui n’en montrent même pas le cm2 de l’ombre quand elles le pourraient, ou qui en adoptent l’attitude dans un seul sens, je n’en veux pas. Ces personnes qui ne s’intéressent qu’à leur petite misère, je n’en veux pas. Je ne veux pas de ces personnes qui ouvrent une fenêtre puis qui n’ont rien à dire. Je ne veux pas de ces personnes qui n’offrent qu’une réponse tous les quarts d’heure: on est disponible ou on ne l’est pas, le statut « absent » n’a pas été fait pour le design. Je ne veux pas de ces personnes qui parlent d’elles, attendent une oreille (ici en l’occurrence des yeux pour la lecture), l’ont, puis n’offrent à leur tour qu’un demi-oeil ou pire, la cécité. J’ai passé des putains de moments à écouter votre chienne de vie, j’attends quelque part que, quand pour une fois j’ai envie de raconter la putain de mienne, mes putains de petites baisses de moral, vous fassiez de même. Je n’attends pas de conseils, ni même de solution, je sais que vous ne les avez pas et je suis capable de les trouver seule; en vérité, je n’attends rien de vous, à part un peu de profondeur de temps à autre, avec laquelle vous pourriez au moins tenter de m’aider à passer juste une heure de mouron plutôt qu’une soirée et une nuit entières, avec laquelle vous me donneriez l’impression que mon bien-être vous importe un peu, que l’être que je suis a un minimum d’importance pour vous. C’est à cause de personnes comme vous que je n’exprime plus cette chienne de vie et ces chiennes de pensées dans toute leur grandeur et leur misère, puisque vous me rendez cette impression que toute cette vie n’est qu’ennui et moments inutiles et inintéressants pour vous; c’est à cause de vous que, pour que cela paraisse justement plus intéressant, je dédramatise, tourne tout à la dérision et au cynisme et finalement rien n’est pris au sérieux et tout est mis de côté. Ces moments où j’aimerais pouvoir m’exprimer sur moi intensément et profondément, comme vous le faites sur vous, sont rares, et vous ne les tolérez même pas. Et quand par le plus pur hasard vous décidez de lire cette dérision dramatique que je fais de ma vie, vous n’y accordez pas cette importance qu’elle mérite pourtant: vous êtes aveugles et superficiels. Je vous parle de choses personnelles, vous me répondez par des formules sociales (quand vous me répondez). Les « Fais un tour », « Sors un peu », « Va voir des potes (lesquels? Je croyais que c’était vous) », me font penser aux « Range ta chambre », « Dessine », « Lis » et autres « Occupe-toi » de mes parents. Je sais que je dois sortir, que je dois changer de boulot, que je dois faire ceci ou cela; mais dans des moments pareils ce n’est pas ce que l’on a envie d’entendre, on veut du personnel, le personnel permet au moins de se sentir si pas compris, au moins écouté. Les « Je comprends », « Moi c’est pareil je… », « Ca va aller » et autres « C’est la même chose pour tout le monde » me font vomir. Les « Je reviens je dois faire ma popote », alors que je n’ai même pas fini ma première phrase, me sont pires que tout. Je ne demande pas grand-chose, mais je ne demande pas ça. Si vous ne savez pas ce que je demande c’est que vous n’êtes pas assez entiers pour mériter de faire partie de mes proches.

(Poulette, poulet, je ne disais pas ça pour vous bien entendu, vous je vous aime)

Et mes lecteurs. Aaaah mes lecteurs. La plupart sont formidables; la plupart, qui me suivent depuis le début, ont apparemment plus ou moins compris le concept de ce site. Mais celui qui arrive en clamant victorieusement que mon code est truffé d’erreurs, ou celui qui arrive en croyant y trouver de la littérature (au sens où on l’entend actuellement), celui-là, qu’il aille se faire foutre.
Qu’on ne vienne pas m’emmerder avec des erreurs de code; je n’ai jamais été une déesse de l’informatique, et je n’utilise l’html que sporadiquement depuis que ce site est ouvert, quant aux autres langages, ma connaissance se limite au français correct et à l’anglais de base. Que celui qui veut faire le malin en m’emmerdant avec mes erreurs de code, au lieu simplement de le dire, me propose des solutions. Pour les autres, ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir lire ou afficher mon site parce qu’ils ont choisi Mac ou un autre navigateur, qu’ils proposent une solution ou assument leur choix de « rebelle » puisqu’ils l’ont décidé ainsi; je ne peux pas satisfaire tout le monde et personnellement je ne nierai pas un système qui a fait son beurre rien que par le fait qu’il fonctionne plus ou moins parfaitement, de manière assez conviviale et qui me satisfait pleinement, même si moi non plus je ne suis pas friande de Microsoft dans le concept, s’il possède toutes les parts de marché et que c’est dégueulasse pour les autres; les autres n’avaient qu’à le devancer, ils seraient à sa place; ou alors ils n’avaient qu’à soulever une révolution, ils ne seraient pas « victimes » de ce système. Et c’est une simple réceptionniste au salaire misérable et aux connaissances informatiques basiques qui le dit, mais qui assume sa situation.

Pour ceux qui croient arriver ici en trouvant de la littérature, qu’ils repartent aussitôt. Le principal de la littérature actuelle est comme le reste de l’Art, elle a perdu tout son sens: elle n’est plus que signes (pour ceux qui ne comprennent pas le sens dans lequel j’emploie le mot « signe », qu’ils aillent lire Mythologies de Barthes). Et souvent, quand on décortique et enlève ces « signes », le reste est creux, que de la forme, point de fond. Il y a les signes de la provoc et il y a la provoc; il y a les signes de l’émotion et il y a l’émotion, etc. Pour moi, l’Art comme la littérature sont des moyens, non des buts. Je méprise la « littérature » dans son sens actuel comme les autres Arts définis pareillement. Vous voulez un exemple caricatural pour vous aiguiller? Prenez les mots « feu », « soleil », « ange », « coeur », « vie », « oiseau », « lumière », « blanc », « éther, éthéré », « fou »; mettez des verbes de type « briller » ou « luire » ou « rayonner », « frémir », « caresser », « brûler », « envoler » etc; ajoutez une ou deux prépositions, mixez le tout, accordez verbes et adjectifs, vous aurez certainement une splendide prose de la plus pure mièvrerie. Ca c’est sur les mots, mais il y a moyen de le faire sur le style; pour cela, lisez Marguerite Duras. Si j’ai quasiment arrêté de dessiner, c’est pour éviter de tomber dans les inévitables signes et la caricature facile: on demande incessamment à un artiste d’avoir un « style », et « d’évoluer dans les styles » (sinon on se lasse, il faut donc de préférence évoluer hyper rapidement) et mon gros problème par rapport à ça est que je n’en ai pas en particulier, j’aime toucher un peu à tout; si je voulais en vivre je devrais donc forcer le « style » pour qu’on appelle ça « de l’Art » (mais pas comme je l’entends) et ça ne me plaît pas. Je ne pense pas avoir non plus inséré un quelconque « style » général dans ce blog, mais continue et aime bloguer puisque je me fiche assez bien de la reconnaissance sociale dans ce domaine (je n’en ai pas fait mon diplôme après tout); ce blog est mien, personnel et divergent, chaotique et incohérent, ne possède aucune ligne de conduite à part celle que certains auront pu capter et qui en fait est simplement parallèle à la ligne éclatée de ma personne, un tout composé à peu près de n’importe quoi mais que j’estime en quelque sorte comme une richesse personnelle, à découvrir (pour ceux qui souhaitent la découvrir) dans l’entièreté de ce que je veux bien en montrer; en découvrir une seule partie et s’y arrêter serait ridicule.
Et si souvent je suis caricaturale dans mon comportement sur ce blog, il s’agit justement de ce fameux cynisme et de cette ironie volontaire que j’attache à mes narrations. Et si parfois vous croyez tomber sur des textes « littéraires », il s’agit simplement de caricature grossière de cette fameuse littérature que je méprise. Alors foutez-moi la paix; la littérature, la vraie à mon sens, est celle qui n’est pas composée de signes, mais est celle décrite dans sa vraie définition: celle qui est l’écriture dans son tout, provoquant une réaction, un plaisir (ou parfois déplaisir) de l’esprit, comme l’Art le fait dans sa vraie définition. Bien évidemment le plaisir est subjectif; et si votre plaisir à vous réside dans les signes de la littérature, foutez le camp immédiatement, allez vous masturber le cervelet ailleurs.
« J’écris comme je parle », mais même si ce type d’écriture n’est pas de la littérature pour vous, c’en est peut-être dans le sens ou je l’entends, pour moi et pour les autres, ceux qui apprécient ce site et à qui il fait plaisir de venir le lire chaque jour. J’aime ce que je fais ici et je le fais avec plaisir, et j’aime enfin suffisamment ce que je suis actuellement; ceux qui veulent me renvoyer une image différente n’ont pas leur place autour de moi. Ce qui n’apporte rien, mieux vaut le bazarder; il y a eu trop de contrariétés pour une si petite semaine.

princess klopobek

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May Day

Je dois m’affilier à la SABAM et bien évidemment, mon cas est assez compliqué, comme d’habitude; alors si parmi mes lecteurs il en est un avocat en droit intellectuel ou directeur général de la SABAM pour me conseiller, il sera bienvenu parmi mes contacts et gagnera un magnifique paquet de m&m’s aux cahouètes.

princess klopobek

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Vision prismatique

Le rouge, c’est la couleur de la colère, des interros ratées, « c’est la couleur du sang, c’est la couleur de la violence, c’est la couleur des Indiens » (en voie de disparition).

Le bleu, c’est la couleur de la mélancolie, de la nuit, du mort par suffocation, du viagra symbole même d’impuissance, de Belgacom, de la moisissure du pain.

Le vert, c’est la couleur de la rage, du sang des Visiteurs, du jambon avarié, du guano, du vomi bileux.

Quant aux autres, je n’en connais même pas la couleur.

Le blanc, en synthèse additive, est l’amalgame de tout ça; ne reste donc plus que le noir, couleur de mon chien, du monde quand je dors, meilleure absence de couleur: à Klopoland, il n’y a pas de liste électorale. J’aime autant en profiter maintenant, le vote par ici n’étant pas encore informatisé donc conçu en unique synthèse additive, bien évidemment.

NDLA: Rimbaud était un libéral

princess klopobek

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Alcazar?

Non, Spinoza. Un très bon post, qui résume pas mal un état d’esprit chronique.

Et non, parbleu, je n’essaye pas de créer une quelconque et inepte communauté en linkant ce post, je ne fais partie d’aucune communauté, ça ne sert à rieeeeeen les communautés.

princess klopobek

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Au nord c’étaient pas les corons

Une demi-journée pour récupérer une semaine de retard sur mon pc, lire les dizaines de mails de supplications de retour et déclarations d’amour tues jusqu’à ma disparition momentanées (comme quoi qu’il n’y a que quand quelqu’un est parti qu’on se rend compte qu’il manque).
Stupeur et tremblements, j’ai grimpé au plafond, je ne me savais pas tant aimée (et j’adore ça en fait, ça donne envie de partir plus souvent); je suis trop fade pour répondre individuellement après cette semaine mais je remercie mes fervents lecteurs de leur amour affirmé.

Mon absence prolongée de ce blog est due au fait que sur place, je n’ai trouvé qu’un seul pc relié à internet par un truc genre connexion 512K avec un modem qui devait tenir de l’antenne TV faite maison avec des branches de bois, et un clavier complètement inutilisable.

Zo, mon périple s’est bien passé, l’Allemagne est comme ses habitants: beaucoup trop grande et ultra chiaaaaaaaaaaante à traverser malgré quelques exceptions d’intérêt purement intellectuel: j’y ai ainsi découvert les hélices qui font tourner le monde; elles sont regroupées en troupeaux, et je me suis bien évidemment rendu compte, puisqu’elles sont fabriquées à l’image de l’homme, qu’il en était toujours une pour ne rien foutre pendant que les autres bossent comme des chiennes (ou alors ces trucs fonctionnent à l’essence et on a oublié d’en refournir une à chaque fois pour des raisons pseudo-écologiques ou que sais-je)
Non, sans rire, l’Allemagne, c’est très joli dans le sud, mais le Nord est tellement abrutissant qu’on n’a pas d’autre choix que de faire passer le temps avec des vannes immorales du pire goût (« Ooo Cloppenburg, un endroit où il doit faire bon vivre »; « Mouahahahaha bitte ein bit, les Allemands sont quand même bien les seuls à pouvoir placer ce mot dans une seule phrase »; mais encore, je suis allée jusqu’à vouloir m’arrêter pour manger un bout à Hambourg, c’est dire – enfin je ne vous la retranscris même pas). Enfin, si quelqu’un veut prendre le risque de voyager avec moi, il sait à quoi s’attendre de toute manière.

Quand on traverse l’Allemagne du nord, on en arrive au point où l’on recherche la distraction à tout prix; on s’interroge sur le plus petit détail, on se demande quel est ce village auquel tous les chemins mènent « ça doit être une grosse ville, Ausfahrt, la Rome de l’Allemagne ». On se demande si on va croiser Derrick, puis on se dit qu’à ce stade-ci il doit être interné en maison de retraite, complètement déifié, et on se réjouit pour ses congénères qui n’ont désormais plus de problèmes de sommeil puisqu’ils l’ont constamment sous les yeux.

Mais bon, la route a beau être longue (à peu près 600 kilomètres de collines, de vaches et d’éoliennes), on a beau être retardés par les travaux (les ouvriers bossent là-bas, il y en a partout, mais ça n’avance pas plus vite qu’en Belgique), ce retard est vite rattrapé et ça passe assez vite quand la vitesse est limitée à + km/h (A moins qu’un conducteur inconscient n’essaye de photographier son compteur en plein feu de l’action – mais je ne suis pas inconsciente heing).

Le Danemark: un havre de paix. Les villes ont les avantages des villes sans en avoir les inconvénients, il y a tellement de vélos que les voitures ne sont jamais encombrées. Le peuple danois est zen, une bière greffée au bout du bras (bouteille ou canette selon la caste), vit dans des maisons étranges avec du gazon dessus, utilise des dragons pour se chauffer, est vêtu essentiellement de peaux de bêtes, se lave en faisant caca, voue un culte profond à Bouddha et aime à boire une bière vers 17heures sur son drakkar contemporain. J’ai logé chez mon pote danois BÄ—n Lecøcq, le véritable prince du Danemark, pas celui de pacotille, un vrai de chez vrai, grand, blond et tout, qui vit avec sa superbe princesse à la voix d’or, Christinå, et qui m’a fait rencontrer son pote Bẹn (en vérité ils s’appellent tous « Ben » là-bas, ça doit être un surnom familier du coin), qui à mon avis doit être au moins grand Duc rien que pour sa promptitude à l’accueil barbec’ et dive bouteille.

La deuxième étape de mon voyage fut la Suède. Un pays vert, à peu près aussi chiant que l’Allemagne, sauf à l’endroit imprononçable où je me suis arrêtée, qui constitue un véritable rêve pour les sociopathes tels que moi ou les forces tranquilles telles qu’Owen. Contrairement aux Danois pour le vélo, les Suédois ont opté pour le break: ils roulent tous en Saab et en Volvo, un peu les traîneaux de compète là-bas (c’est qu’il en faut de la place pour allonger leurs jambes).
Mais étrangement, le peuple suédois est constitué essentiellement de mouettes, d’ours blancs (mais rassurez-vous, ils sont totalement domestiqués), et de méduses (du moins j’ai croisé plus de mouettes que de Suédois). Ici, , , et encore (vous voyez y en a plein – la photo surmarine c’est mon fort, j’ai créé une nouvelle branche je crois).

En ce qui concerne leurs habitations, on peut réellement dire que les maisons sont propres et ultra-fonctionnelles, ils rangent, rangent, rangent et ils nettoient tout, ils aiment ça. Puis pour ce qui est de survivre sur place, pas de problème: le Suédois, bien évidemment, fait toutes ses courses chez H&M, qui constitue là-bas un véritable supermarché.

Quant à l’habitant, très sympathique, il m’a sans conteste accueillie selon les modalités dues à mon rang; un peu sauvages, lui et sa compagne ont néanmoins été adorables et je ne les remercierai jamais assez de leur accueil.

Enfin, je tiens à souligner pour clore ce descriptif une petite parenthèse sur la culture musicale du pays. A ce sujet, il convient de dire que le temps là-bas s’est arrêté: le Suédois, qui est un grand nostalgique dans l’âme, en est toujours resté au plus pur style variété des années 80: l’Eurovision bat son plein, ABBA a toujours le vent en poupe et les oeuvres d’Agnetha Fältskog constituent les meilleures ventes de CD sur le territoire. En gros, si on allume la télé ou la radio, on a 95% de chances de tomber sur l’un ou l’autre membre du groupe. J’ose à peine imaginer les longues soirées d’hiver devant les émissions rétrospectives sur le groupe mythique; une pure merveille.

Et c’est ainsi que, épuisée, la tête pleine de splendeurs et souvenirs, trop fade pour conduire, j’ai pris un bateau pour le retour. Je vous laisse découvrir les photos par vous-même, elles en disent long.

princess klopobek

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Sur ce…

Dès demain je file quelques jours dans le nord à la rencontre des vikings et des drakkars. A moi les grands blonds sauvages et ténébreux à double hache, à moi Eric le Rouge, sus aux sirènes qui ne sont pas encore décapitées, sus à la glace pour me nourrir de poisson arraché avec les dents, à moi les ours blancs coca-cola, à moi les cadeaux du père Noël en plein milieu du mois de Juin, et à la revoyure.

Gniiiiiiiii j’espère que ça grouille de cyber cafés là-bas, je vais mouriiiiiiiir

princess klopobek

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Conversations du XXIème Siècle (3)

princess klopobek

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