Quand vous fermez votre frigo, la lumière s’éteint ? à l’intérieur du frigo uniquement, heureusement pas dans tout l’appartement. Et la réfrigération des aliments, qui est, rappelons-le, la fonction principale de la célèbre armoire blanche, elle continue. Quand vous fermez votre téléviseur, l’écran s’éteint, mais les émissions continuent. Et même, encore plus étonnant, quand vous regardez une chaîne de télé, les autres continuent à émettre. C’est dingue. Quelle abondance. J’en arrive à me demander s’il n’y a pas trop. Trop de tout. Trop de télés, c’est sûr. Rien que le bouquet numérique de Canal+, ça a l’air d’une blague. Trop de radios : qui a le temps d’écouter tout ça? Trop de journaux, et en tout cas trop de pages dans l’édition du samedi des quotidiens : même avec tout le week-end, on n’a pas le temps d’en finir un, et pensez à ceux qui en achètent deux ou plusieurs. Il y a trop de théâtres ? c’est en tout cas ce que dit Hervé Hasquin. Il y a, chez nous, trop de parlements (5), trop de gouvernements (6), trop de Cocof, trop de Cocom, et trop de coco dans le Bounty ? mais ceci est une opinion personnelle. Il y a trop de Louis Michel, trop de Joëlle Milquet, trop de Patrick Ridremont ? ah, on me prétend qu’il n’y en a qu’un de chaque, mais comment font-ils pour être partout tout le temps? Il y a trop d’élections en Belgique. Il y a trop de livres (22.000 titres en français chaque année). Il y a trop de gens qui téléchargent du MP3, mais aussi trop d’artistes et de disques, à en juger par les dégraissages dans les grandes compagnies. Il y a trop de rats (plus d’un par habitant dans nos pays). Trop de pigeons. Trop de mouches. Trop (beaucoup trop) de pub. Trop de GSM. Trop de SMS. Trop d’arriéré judiciaire. Trop de malades dans les hôpitaux. Trop de bouffe. Trop de médicaments. Trop de kinés. Trop de spams. Trop de voitures. Trop de pays et de langues dans l’Union européenne. Trop de misère et de guerres dans le monde. Trop d’affaire Dutroux (une c’est trop). Trop de frais bancaires. Trop d’euros sur les factures qu’on reçoit (surtout électricité et téléphone). Trop de prix qui grimpent et de loyers excessifs. Trop de chômeurs. Et pourtant, c’est toujours aussi dur d’avoir un plombier. Il n’y a pas assez de plombiers, ça c’est sûr.











