C’est marrant, en ce moment j’essaye de me rappeler ma réaction, quand, étant gamine, j’ai eu la soudaine révélation que le prince charmant de mes rêves que l’on m’inculquait avec les contes, oui, le prince charmant, celui qui file les kilomètres et les dangers vers sa princesse (dormante ou enfermée par sa belle-mère, peu importe), fier sur son destrier à crinière d’or, la cape flottant au vent, les dents rabotées à l’aquafresh ultrawhite (à l’époque j’aurais parlé d’Ultrabrite), la rose à la bouche et l’épée à la ceinture, l’intelligence et la pureté se lisant sur ses traits si fins, une combinaison chryséléphantine lui moulant le torse bombé, le cheveu altier brushé Jean-Louis David (à l’époque j’aurais parlé de - euh j’en connais pas)- Oui je disais, quand j’ai eu la révélation que ce prince charmant devait avoir une énorme bite entre les jambes et que ce n’était qu’à ça qu’il devait penser pour qu’il soit si pressé.
Ben j’y arrive pas, mais je me demande.











