home

Archives mensuelles : mars 2004

Dois-je porter plainte?

Voilà. Dix ans que je fume, dix ans que je me préparais à arrêter. Je n’avais jamais arrêté, me disant toujours que la fois où j’arrêterai sera la bonne, je ne ferai pas comme ces gros malins qui arrêtent entre chaque clope.

J’avais donc arrêté lundi matin (ou dimanche soir en allant dormir, plus exactement). Je reviens lundi soir exténuée de mon boulot mais fière de moi et de ma volonté, le front haut et pleine d’entrain dans ma décision. Ceci pour, ouvrant la porte, retrouver une piscine dans mon living: argh le boiler du nouveau voisin fuite (personnellement je dis « bauïleur »; vous dites comment vous? Personne ne comprend ce que je dis dans le coin quand je parle de machine à chauffer l’eau: ici ça se dit « boalaire »). Oui oui ça coule justement vers le coin du pc. Imaginez ma frayeur, je tâte son pouls, ouf il n’a rien (heureusement; s’il avait été noyé je me demande quels bras j’aurais dû soulever pour faire sortir l’eau de ses poumons). J’avais la larme à l’oeil, le coeur battant comme un Cantat. Et me voilà sans m’en rendre compte à fumer trois clopes, coup sur coup. En v’là co pour dix ans de plus.

princess klopobek

Publié dans divers | 8 commentaires

Yahaaaaaaa

Ca y est cette fois-ci c’est revenu: mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue mon royaume pour un barbecue.

princess klopobek

Publié dans Pas catégorié | 6 commentaires

Veto

Actuellement, on n’est plus « pour », on est « contre »; on n’agit plus « pour », on « lutte contre », on réagit; on ne vote plus « pour », on vote « contre »; bah ça en arrange certains: les campagnes électorales ne proposent plus rien d’autre que « faire l’inverse de ce qui a été fait ou pourra se faire »; rien de neuf, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Facile. Demain je m’inscris sur les listes.

princess klopobek

Publié dans nos institutions | 4 commentaires

Question enfantine (où je ne grandirai jamais?)

Il s’agit peut-être d’un manque d’empathie de ma part: je n’ai jamais compris comment et pourquoi on pouvait arrêter un seul jour de se poser la simple question du sens de tout ça (je continue de chercher, il y a toujours autant de réponses/aucune réponse. Mais à force je me dis que je finirai bien par m’y retrouver).

princess klopobek

Publié dans grands questionnements | 14 commentaires

Organza

Il est vrai que je ne connais pas grand chose à l’Islam et à tout ce qui l’entoure (pas plus que la plupart en fait, et justement).
Je n’ai pas d’avis sur ces histoires que l’on fait actuellement, et je me demande pourquoi tant de raffut autour du voile. En faire à propos de l’endoctrinement, pourquoi pas (ces personnes sont consentantes en fin de compte); mais après tout, nous aussi sommes endoctrinés et n’avons aucun recul par rapport à nos propres doctrines, puisque nous en sommes si convaincus, non? (Actuellement beaucoup sont endoctrinés à faire dépasser leur string de leur pantalon et des bouts de gras de leur t-shirt). Personnellement j’hésiterais presque parfois à me dire, notamment quand je balade mon clebs dans le parc mal famé qui est devant chez moi, que ces robes épaisses et un tchador tomberaient à pic. Brr.

Bref, je m’éloigne: à mon sens, le voile ne choque que les personnes ne s’attachant qu’à la superficialité des symboles des doctrines trop différentes des leurs. Puis même, on peut aller plus loin et chercher des ressemblances, justement: en Italie, les églises ne sont-elles pas interdites aux shorts et épaules dénudées, « par respect pour le culte »? Bah à vrai dire je n’ai fichtrement rien à faire du sens réel du tchador -je ne sais même pas pourquoi j’évoque le sujet en fait, pas plus que du rite hebdomadaire de la femme sur sa balance (en réfléchissant, on peut imaginer que c’est le même principe mais l’idée de base étant juste contraire: ici c’est pour plaire à l’homme): c’est, à nouveau, la manière hypocrite dont ce genre de choses est géré qui m’interpelle et m’irrite: pour moi un voile n’est qu’un code vestimentaire, un signe inoffensif. Un tchador ne m’a jamais insultée, n’a jamais taxé ma place de parking, n’a jamais posé une bombe; et une fois de plus, on ne s’attaque pas réellement au noeud du problème, en préférant satisfaire la frayeur basique du peuple face à la différence culturelle par des moyens symboliques et peu profonds. Et en s’attaquant à la forme plutôt qu’au fond, on ne fait, comme d’habitude, que renforcer celui-ci, et renforcer son besoin défensif de symboles. Un peu de bon sens: une femme qui se fait battre ne se fait pas battre parce qu’elle porte le voile, mais parce qu’elle est une femme (je suis curieuse des stats européennes réelles). Ce sont les mentalités qu’il faut changer, les signes partiront d’eux-mêmes si besoin est.

(Et ce soir, je n’ai pas envie d’être contredite alors soyez sympa dans les commentaires ou je vous bazarde)

princess klopobek

Publié dans divers | 8 commentaires

Et moi je prends parti (j’aime bien ce qu’il écrit, et il n’est pas laid, ce qui ne gâche rien)

Bertrand Cantat a l’air d’un gosse paumé qui sait qu’il a fait quelque chose de mal mais qui n’en a jamais mesuré visuellement les conséquences, tout imbibé qu’il était. Bah moi je crois à la thèse du regret sincère et de l’amour passionnel donc destructeur – et par là même auto-destructeur (il avait l’air de l’aimer fameusement grmbl – perso je ne me vois pas attendre quelqu’un toute la journée qu’il revienne de son boulot pendant deux mois dans une chambre d’hôtel, je deviendrais dingue). Quoi qu’il en soit cette affaire a déjà pas mal puni le gaillard d’elle-même: ruiné psychologiquement (pas facile de se dire qu’on a tué quelqu’un qu’on aime), sous anti-dép’ jusqu’à la fin de ses jours, je doute qu’il puisse reprendre sa carrière en sortant de prison, retrouver une nana et vivre en bon voisinage en France par la suite pour les vingt ans à venir (notez il y en a neuf qui sont quasiment d’ores et déjà éliminés). Il a l’air tellement paumé qu’on aurait presque envie de le prendre dans ses bras et de le dorloter en disant que c’est pas grave, ça va passer gamin. Mais bon je ne prendrais pas le risque.

Bertrand, si tu me lis, bien que je ne comprenne pas que tu aies pu aimer quelqu’un d’autre que moi, sache que je croyais en toi: j’avais parié 5 ans avec Poulpy; avec la somme on t’enverra des oranges.

princess klopobek

Publié dans Pas catégorié | 9 commentaires

Quand même, il y en a un paquet, d’expressions suicidaires dans la langue française

Depuis presque trois ans que je vis dans cet appartement, il n’y a quasiment jamais eu personne dans la maison de gauche, personne dans la maison de droite, personne en haut; en un mot, Klopoland n’a pas de voisins; un pur bonheur, la meilleure façon de ne pas avoir de conflits entre voisins étant de ne pas en avoir.

Argh. Ce matin, j’ai été réveillée (ça commence bien) par une inopinée visite de l’appartement du dessus. Entendant du bruit, j’ouvre ma porte, et, pour comble, l’agent immobilier me demande d’apposer une affiche à ma fenêtre pour que la location soit plus visible: la seule fois de l’année où j’ouvre ma porte, c’est pour me voir demander un pur suicide (Je doute en effet que n’importe qui tolère à la fois les sonorités que je me suis accoutumée à faire en trois ans, et l’idée que je ne supporterai aucunement le plus petit bruit de pas dans sa cuisine).

Enfin soit; après une délicate conversation avec l’agent immobilier, je crois que la visiteuse (restée muette) a compris qu’elle n’arrivait pas forcément en terrain meuble; tant qu’à faire je me suis également permis de subtilement intégrer à la discussion tous les inconvénients du bâtiment et du quartier. Si quelqu’un parmi mes lecteurs ici-même a l’une ou l’autre idée de dissuasion, sans pour autant me faire fustiger par mon propriétaire, qu’il n’hésite pas à m’en faire part, il obtiendra toute ma bénédiction: je ne pourrai pas être présente à chaque visite, dès lors je suis dans le désespoir le plus absolu, le couteau sous la gorge, la corde au cou, au bord du gouffre, le pistolet sur la tempe, la main sur mon propre berceau. A part construire une panic room et m’y enfermer après avoir placé deux balrogs, trois Hélène Segara, mon père et une Regan McNeill en pleine crise à l’entrée du bâtiment, je n’ai pas d’idée. Quoi qu’il arrive, je prédis les plus grandes damnations abyssales à tout futur éventuel locataire, qu’on se le dise.

princess klopobek

Publié dans Klopoland | 7 commentaires

Evolution?

Je suis à un moment clé de mon évolution psychologique où je songe que, de toute manière, peu importe ce que je dis: tenter de sauver le monde ou même mes proches ou vous, humbles lecteurs, par des petites phrases que j’estime sensées et longuement pensées, ou par des petits moments de dérision ne sert à rien, mais relève de la simple habitude de vie et de la satisfaction de quelque besoin obscur personnel: quoi que je tente d’exprimer, ce monde n’écoute que ce qu’il veut bien, et, même s’il avait un tant soit peu ralenti un instant pour écouter, il continue de tourner en rond de la même manière par la suite, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

Donc je me dis: crotte, l’extérieur n’a qu’à continuer à remuer dans son caca sans essayer d’en sortir: il aime ça en fait, et il en sortira bien tout seul quand il sera prêt, et moi je continue ma petite évolution personnelle de mon côté, continuant à penser mais ne partageant plus autant puisque la demande n’est que superficielle. Que l’on ne voie pas là une blessure dans l’orgueil de mes ambitions -loin de là, mais juste un peu de philosophie fataliste et d’envie de s’occuper de soi (ce que je ne dis pas, c’est que j’ai découvert également il y a peu les joies du jardinage alors que je croyais que c’était profondément chiant). Les milliers lecteurs ci-présents sont de toute manière déjà sauvés puisqu’ils me lisent quotidiennement et c’est déjà pas si mal; qu’ils soient bénis dans leurs convictions. Ce qui inclut non pas que je souhaite arrêter de bloguer bien évidemment (arrrrrh impossible), mais ce rythme-ci me convient tout à fait, en fait: j’ai atteint un blog de croisière et je n’en suis pas peu fière. Je continuerai donc de venir assez régulièrement rappeler vos âmes à des pensées salvatrices.

Le lent désintérêt du monde est-il une évolution ou un début de sénilité précoce? Je n’en sais rien; mais l’intérêt me ralentit souvent. Sur ce je retourne à mes boutures.

princess klopobek

Publié dans petites considérations | 11 commentaires

Ce moyennement plat pays

Un climat moyennement affirmé, de la pluie qui se déverse rarement en torrent, une canicule légèrement tiède, des montagnes qui n’en sont pas vraiment, une mer qui n’est en fait qu’un bras, aux vagues vagues, des tas de maisons mitoyennes, des caractères mitigés, trempés mais pas trop; sucrée salée, mi-flamande mi-wallonne (et mi-germanophone), flanquée au milieu de tout, la Belgique est un pays mi-figue mi-raisin. L’avantage est que le Belge connaît peu de débordements révolutionnaires; l’inconvénient est que le Belge connaît peu de débordements révolutionnaires.

princess klopobek

Publié dans nos institutions, petites considérations | 9 commentaires

Révolution informatique

Ma dévouée collègue décidant de moderniser les méthodes de facturation de l’entreprise (la machine à écrire bat de l’aile), a acheté un genre de… PC (?): j’ai vu la boîte et j’avoue avoir eu du mal à réprimer un rictus. Je vous explique: en gros, 300 Mhz, disque dur de 200 méga, 32 de RAM, le tout pour un prix que j’aurais trop honte de même susurrer. Evidemment elle « compte sur moi pour installer Windows dessus » (ce qui implique d’installer également Office, sinon ce PC ne servira à rien à part à jouer au solitaire). Quelqu’un aurait-il une solution miracle?

princess klopobek

Publié dans Pas catégorié | 10 commentaires

Pressurisation

En ce moment, la presse belge est, pourrait-on dire, assez monomaniaquement sidérante. En gros, ça ressemble un peu à ça.

princess klopobek

Publié dans films, money | 14 commentaires