Tranche(s) de cake (Princess Klopobek rOoOOoouuulzZZzz) » 2004 » Janvier

Epidémie

Jeudi 29 Janvier 2004, 20:36

Vu qu’apparemment une épidémie commence quand deux cas apparaissent, peut-on se demander si la grippe footballière est transmissible à l’être humain?

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Les contes du 31ème Siècle (coutumes et moeurs)

Mercredi 28 Janvier 2004, 18:33

-”Salut ca va?”
-”Ben non je suis sous anti-dépresseurs” (évolution du “oui” automatique actuel)
-”Ah tiens moi aussi, lequel tu prends?”

Et ils s’aimèrent, furent malheureux à deux au lieu de tout seuls et n’eurent aucun enfant parce qu’il était stérile à cause du réchauffement de la planète, que, de toute manière, ils n’avaient pas le temps, ne s’étaient jamais vus que par webcam bien qu’ils vivâssent dans le même appartement à cause de la flambée de l’immobilier, et qu’elle n’avait aucune libido parce qu’elle était en plus anorexique.

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Laborde, Deliah, Romejko et les autres

Lundi 26 Janvier 2004, 18:38

Y a-t-il moyen de porter plainte contre la météo pour harcèlement moral?

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Proverbe klopolandais

Vendredi 23 Janvier 2004, 0:17

Si tu pètes au lit
Je dormirai en bigoudis

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Petit exemplaire non exhaustif de Sémiologie des attitudes vocales de la chanson de variété au XXIème Siècle (tous genres confondus)

Vendredi 23 Janvier 2004, 0:10

La musique offre, mélodiquement parlant, une infinité de possibilités par la combinaison des notes. Vocalement, je me suis demandée où nous en étions, et me suis donc amusée à répertorier quelques exemples de sons.

- Mmmmmmmmmm Oooooouuuouououououyeaaah : cette espèce de couinement destiné à insuffler une notion de sensualité sert également à combler le vide des moments instrumentaux que certains artistes ne pourraient éventuellement pas supporter. Dans les chansons françaises il est en général accompagné d’un simulacre d’accent à l’américaine, pays très en vogue en fin de XXème Siècle (il est à noter que depuis les évènements connus en Irak la tendance générale francophone à l’utilisation de ces procédés est en baisse).

- Han han/Hu/Ha/Ho et autres borborygmes : bruitages censés signifier un aspect viril, est de plus en plus utilisé par l’artiste féminin (Libération sexuelle). Possède peut-être également la même fonction que le précédent (combler les vides).

- Grognement rauque : assez similaire au rot sexuel discret, il est en général situé en début de vers pour impliquer une sensation de profondeur (« Ca vient des tripes là tu vois ») et de sensibilité/sensiblerie/sensualité.

- Vibrato : lorsqu’il est utilisé de manière entêtée et continuelle en fin de vers, sert à l’artiste trop peu sûr de lui à prouver ses capacités vocales ; en francophonie, il est souvent associé à des paroles clichés vides de sens mis à part une connotation astronomique (il faut savoir que nous humains aimons les clichés, ça nous rassure en nous raccrochant à des repères faciles).

- Chœurs et autres effets de voix : initialement destinés à servir d’appui et de mise en valeur des capacités vocales du chanteur, ils desservent aujourd’hui un but inverse s’ils sont utilisés de manière systématique, à savoir cacher le piètre numéro de l’artiste (Bref, l’inverse du précédent) et saccagent les installations 5.1. Lorsque le chanteur est masculin, les chœurs hyper sirupeux, sont destinés, par cette opposition ultra-sucrée, à mettre à nouveau en valeur la virilité hachée de l’artiste. Il est également particulièrement apprécié dans les girls ou boys band, où les chanteurs se chorisent l’un l’autre au point que l’on ne sait plus distinguer quel chanteur a quelle voix, ou même si, m’enfin, c’est un girls band ou un boys band qu’on entend, là ??

- Surarticulation : utilisée généralement en rap/hip-hop, servirait à souligner la fermeté des propos ? (à moins qu’elle ne soit destinée à une meilleure compréhension par la distinction flagrante qu’elle permet entre les borborygmes (point n°2) et les paroles).

- Mollasse : probablement le procédé le plus interactif, il oblige l’auditeur à recomposer l’exactitude de la mélodie dans sa tête. Initialement prévu pour des chanteurs plus ou moins doués pour la composition mais vocalement incapables, il est à présent intégré en tant que genre à part entière, pseudo-rebelle car non limité aux règles élémentaires de mélodie harmonieuse. Le top, c’est quand il est accompagné de choeurs du même style.

- Echo, parfois juste limité à la réverbération exacerbée : symbolise l’envol, même si parfois les paroles impliquent une notion de profondeur, et donc par là le besoin de liberté et d’infini, soulignés en général de manière redondante par les images du clip vidéo (travellings, panoramiques, hélicoptère en arrière-plan, oiseau, ou l’artiste lui-même se jetant dans les airs).

- Rimes en ‘or, ‘our, ‘eur, ‘ar, ‘ur, ‘ensss, etc : rimes de consonnes sifflantes allongées, elles sont parfois complémentaires, ou parfois opposées au vibrato qui accompagne les voyelles, et permettant à des chanteurs asthmatiques de reprendre leur souffle (notion de douleur) sur les trois notes qu’ils utilisent ; l’exemple en est particulièrement flagrant.

- Hurlements : connotation de souffrance ultime impliquant l’auditeur à sans cesse se demander si “Oooo mais il/elle souffre, il/elle s’est fait mal?”. Pour peu, l’auditeur empathique et naïf pleurerait de compassion face à cette torture.

Une multitude d’autres exemples sont encore décelables mais nous nous arrêterons aux plus essentiels étant donné le conditionnement résultant de trois heures d’écoute de chaînes musicales qui m’incite à présent à gober les cartes audio de tout appareil diffusant de la variété.

Dans un autre temps nous étudierons ensemble les attitudes corporelles qui accompagnent ces sons (prognatisme, jeux de mains, battements de cils, frotti-frotta sur murs et sols, harde de « on est une bande de jeunes on s’fend la gueule » déboulant en baggy et cassant tout sur son passage etc etc); les cartes vidéo sont peut-être plus digestes.

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Huhu

Mardi 20 Janvier 2004, 0:42

Je ne veux pas pinailler sur des questions de vocabulaire, Mesdames et Messieurs les médias, Musulmans, Israélites, etc, mais un Imam tout Musulman soit-il qui, selon vos propos, tient des propos antisémites, ne serait-ce pas plutôt de l’auto-flagellation?

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Mc Oyster

Dimanche 18 Janvier 2004, 16:05

Si à leur tour les hamburgers produisaient des perles, leur goût serait il mieux apprécié de la bourgeoisie?

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Le secret de son succès

Vendredi 16 Janvier 2004, 18:00

Evelyne Thomas est parvenue à l’inéluctable amalgame entre les émissions télévisuelles people et le verbiage infirmier caricatural: rassurant, ultramaternel voire gâteux, et profondément dépourvu de sens (”Mais que dire face à tout cela?”).

Le petit monde qui y passe peut donc assumer la superficialité de ses “choix”/ou pas, comme un malade peut assumer sa maladie/ou pas, et chacun peut se faire gentiment rabrouer “s’il exagère” de temps à autre.

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Luxation

Mardi 13 Janvier 2004, 21:21

Il m’est arrivé une ou deux (ou trois ou quatre) fois d’être sujette à des crises de baillement; à savoir que, je tente un baillement, mais il n’arrive pas à terme. Et là, c’est terriblement frustrant, et ça devient l’insurmontable enfer: s’ensuivent une multitude de décrochages de mâchoires, jusqu’à obtention de l’ultime assouvissement. Et deux ou trois minutes plus tard, rebelote, et au plus je baille et au plus j’ai envie de bailler, j’arrive pas à me retenir, c’est plus fort que moi. Alors, messieurs les scientifiques, je crois avoir une hypothèse concernant vos grandes questions sur cet insoluble phénomène: en fin de compte, le baillement ne serait-il pas, tout simplement, un genre d’orgasme respiratoire? Et, au cas où, est-ce que ce type d’orgasme peut se pratiquer avec une autre personne, pour changer de l’onanisme? Est-ce que de grandes mâchoires provoquent de plus grands orgasmes? Fumer rend-il impuissant du baillement?

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Plaignons-nous

Samedi 10 Janvier 2004, 0:19

Je suis victime de mes parents, de mes potes, de la société, de la bureaucratie, de mes frères et soeurs, de mon chien, de mes ex, de mon institutrice de 4ème, de moi-même. Je suis une traumatisée, une névrosée. Comme tout le monde.

“Oui mais j’ai des problèmes de couple”, “Oui mais ma mère buvait” “Oui mais c’est un martyr”, “Oui mais elle est déprimée”. On est tous victimes de quelque chose; des autres, de l’état, des médias. C’est déjà bien de le reconnaître. Ca permet de se déculpabiliser, et, par sous-entendu, de reconnaître ses torts (de nos jours, on dirait que “faute avouée totalement pardonnée”) tout en rejetant la cause de ceux-ci sur les autres. Le “Oui mais” suivi du procédé de victimisation est à l’honneur; il offre l’aspect devenu, dirait-on, quasi tout-puissant de la circonstance atténuante.

Je disais que c’était déjà bien de s’en rendre compte, mais cela doit-il tout excuser? Pauvres de nous, si nous agissons de la sorte, c’est uniquement à cause des autres, ils nous ont forcés. Où sommes nous encore responsables de ce que nous faisons, où sommes-nous pensants lorsque nous n’agissons que par réflexe?

Il m’arrive de plus en plus souvent d’en avoir marre des victimes pour l’éternité; le passé est inchangeable et le présent devient, évidemment, bien vite le passé, et ce stade doit pouvoir se dépasser à un moment. J’ai appris à éliminer ce concept de moi-même, à arrêter de m’y complaire, à évoluer en agissant envers et contre la plupart des choses dont je pensais être victime, en les prenant de face, en résolvant parfois leurs effets, tout ceci constamment encore, et j’assume ce que je suis/ce que j’ai fait de moi/ce que l’on a fait de moi depuis un bon moment; et pour le reste, si je suis moi ou si je ne suis pas moi c’est parce que, en fin de compte, cela me convient, et je n’ai pas honte de le dire.

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Ouéé j’ai gagné

Jeudi 8 Janvier 2004, 0:40

Je l’ai reçu, mon dessin dûment gagné (rappelez-vous). Mais comme je l’ai dit à son vénérable auteur, je mettrais juste une nuance: ce n’est pas fumer qui rend con, il faut l’être un peu au départ (Si vous voulez tout savoir j’ai commencé à 19 ans, au milieu d’un souper crêpes et de bouteilles de vin, dans le seul et unique but d’apprendre à faire des ronds de fumée; et pour comparer d’après ce que j’ai pu entendre dire, sur moi, ça a du avoir le même effet que l’héroïne à peu de choses près).

Quand il vaudra une fortune, peut-être que je le revendrai et là, j’achèterai Philippe et Maurice.

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Grille-pain en panne le matin, journée qui commence pas bien

Mardi 6 Janvier 2004, 23:59

J’avais déjà réfléchi au fait que, si les riches restent riches, c’est entre autres parce qu’ils peuvent s’offrir de grosses assurances-vol et des alarmes ultra-performantes. Le tout est de savoir comment ils arrivent à leur statut (peut-être justement en volant les voitures des pauvres?)

Quoi qu’il en soit, messieurs les cambrioleurs, ce post s’adresse à vous: il n’est nullement vindicatif, il n’est empreint que de conseil et de compassion: avant de recommencer une énième effraction sur ma voiture, pourquoi ne pas réfléchir à propos de ce qui est écrit plus haut, ainsi qu’au fait que je suis la seule à pouvoir faire démarrer ce rutilant tas de rouille? Soyez ambitieux que diable, voyez plus grand, où est votre robindéboïsme? Et puis surtout, qu’auriez-vous fait d’une AX de 12 ans d’âge avec un trou pratiqué par vos collègues à la place de l’autoradio? (puis si ça avait été celle de ta mère, pour utiliser les termes qui te touchent le plus, qu’aurais-tu fait??)

Je terminerai donc comme Brassens, en vous remerciant d’avoir au moins refermé la porte en partant.

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Créativité

Lundi 5 Janvier 2004, 0:31

Si l’Homme invente constamment des objets de confort, c’est avant tout pour assouvir l’appétit incommensurable de sa fainéantise. Et je suis une feignasse de premier ordre.

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Le Seigneur des Anneaux: la trilogie

Vendredi 2 Janvier 2004, 1:25

Si les débuts de cette année n’étaient qu’un vague arôme de ce qu’elle sera, ça promet. Je reviens d’un voyage de neuf heures dans la Terre du Milieu, j’y ai visité une bonne partie des sites intéressants à voir: Gondor, Arnor, Moria, Lorien, Fangorn, Rohan et j’en passe, puis surtout Mordor, la région la plus chaude (il me reste maintenant à visiter les recoins en lisant le guide touristique en trois volumes). Moi qui suis incapable de lire une simple carte de ma région, me voilà en plus à entrer pendant neuf heures dans la vie d’autres gens, qui n’existent même pas, et j’en viendrais, comme me dit Cramoisi, à préférer entrer dans une vie fictive plutôt qu’une vie réelle.

Evidemment ceux qui désireraient vraiment trouver à redire pourraient le faire, comme certains soi-disant chroniqueurs d’un journal que je ne citerai pas et que l’on m’a fait lire, libre à eux et je n’ai que ma pitié à leur offrir, pauvres séniles désabusés qui n’agissent que sous l’effet de la simple contradiction, c’est tellement “tendance”. Mais même pour moi, qui avoue un malin plaisir à chercher les critiques de toute production américaine ou française, force est de constater que les infimes défauts ne passent qu’aisément les barrières de l’oubli sous la grandeur du film; je ne m’en rappelle plus du reste. Tout y est, du plus grand décor au plus petit détail étudié, un casting impeccable qui fait qu’on ne peut plus imaginer les personnages sous un autre visage (Elijah Wood, que j’avais remarqué dans Ice Storm, y est passé au-delà d’une simple confirmation; de plus on a du mal à imaginer que Gollum ou les Ent ne soient faits que de pixels,), et je n’ai regardé que deux fois à l’heure: une fois en sortant de chez moi à 20h18, enfilant mes vêtements au-dessus de mon pyjama, et une autre à l’entrée du cinéma à 20h29. Les batailles sont loin d’être longues, des images magnifiques pour les rythmer, et s’il y avait eu trois tomes de plus ce n’eût pas été de refus (les fins à répétition ne furent que réjouissance en plus, “Chouette c’est pas encore fini”). Tout y est, excepté deux des trois ingrédients habituels des films hollywoodiens, ce qui l’ennoblit encore davantage (sex, money, action - biffer les mentions inutiles et tant pis pour les enflammés des fesses et du portefeuille).

Juste un petit doute que j’aimerais voir confirmé: j’ai cru déceler à certains moments l’une ou l’autre référence farceuse à d’autres films: Retour vers le futur (évidente), et peut-être aussi les Goonies (Sean Astin est là mais c’est plutôt la silhouette d’un personnage rappelant Cinoque qui m’a interpellée - avec un peu d’imagination), ainsi que Braveheart.

Un conseil: si vous y allez, ne coupez pas votre voyage en trois parties comme il est prévu au départ, on s’imprègne davantage de l’esprit du pays (j’avais vu les deux premiers mais sans le troisième ce n’est décidément pas pareil) et, comme je le disais plus haut, on ne peut pas s’ennuyer. Je crois que je ne suis jamais sortie d’un cinéma en ayant pleuré pendant une moitié de film (de 3 heures) et 20 minutes par la suite: d’habitude j’arrive à me sécher avant, ici mes vêtements étaient trempés; les concepteurs de salles de cinéma devraient d’ailleurs adapter des cabines individuelles à la pudeur des émotions des spectateurs, ça coupe. J’ai même renoncé à porter réclamation pour la piètre qualité de l’image (à 7,20€ la séance, c’est dire).

Allez le voir.

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