Gontran ne souffrant plus la promiscuité
de tellement de voisins aigris et odores
dans un élan quitta l’ambiance confinée
du froid bocal métallisé de harengs saurs
Sans nuance ni complexe le doux rollmops
poussa le couvercle de son foyer d’un “plop”
D’un coup de caudale il quitta ses copains
Pour atterrir sur le plancher de hêtre fin
Pressentant d’instinct l’épouvantable malheur
- Son grand-oncle Roland avait été fumé
dans les charbons de ce bois à la douce odeur-
le poisson vit les babines se pourlécher
Ciel! Les crocs étaient si gros, si impressionnants
qu’il se demandait s’il n’était pas sous haschisch
Et tandis qu’il tentait de ramper sur le flanc,
fonçait sur ses écailles Jean-Mich le caniche
“Halte-là!” retentit tout à coup gravement
Sept coups de pied, dix-huit flanquées de journal
Suffirent à calmer l’estomac en tourments
de l’impitoyable et ridicule animal
Juste à temps il était intervenu, le Kek
Sauveur de l’humanité et des poissons sûrs
Mais les temps sont durs, Kek n’avait plus un kopeck
Et Gontran finit tartiné de confiture











