Actuellement je connais presque davantage ou j’entends beaucoup parler de couples qui se séparent que de couples formés, et coïncidemment cela se produit souvent chaque année à la même période.
Bref, tout le monde quitte tout le monde (sauf moi tiens pour une fois); l’automne serait-il une saison plus propice aux ruptures que les autres? Bien sûr c’est une période morose, on n’a envie de rien faire, il fait moche, la déprime hivernale se fait ressentir, les barbecues, l’impression de vacances et la ferveur estivale sont révolus, on attend les fêtes où on espère s’amuser parce qu’il le faut du coup on ne fait rien d’autre pendant un mois et demi car il faut s’amuser mais pour s’amuser actuellement il paraît qu’il faut des sous (je propose d’ailleurs de faire voter une loi qui imposerait les réveillons uniquement les jours de paye pour ceux que cela intéresse), du coup comme il ne se passe rien dans notre vie qui finalement n’a été qu’une vie de façade pendant six mois, peu enrichissante pour l’épanouissement individuel, on se retrouve pour une fois face à son vide intérieur existentiel que l’on refuse d’admettre et on ne sait plus qui on est parce qu’on n’a plus le regard des autres pour nous le rappeler, à part le regard de l’autre qui est soit si vide qu’il nous rappelle trop le nôtre soit si rempli qu’il décuple l’impression de vide qui est en nous mais peut-être qu’en changeant de vie par exemple en le quittant on changera, oui sûrement il n’y a que ça comme solution, mais tout ça fait peur et ça déprime encore plus et on est paumé et cette année il faut vraiment aller voir un psy, mais se peut-il que cette saison suggère à ce point une connotation opposée à celle du printemps?
NDLA: pour ceux qui me lisent -ou pas, ne vous en faites pas, vous êtes quand même plus que des statistiques pour moi et ce texte ne vous englobe pas nécessairement.











