Plus ou moins net

Mercredi 20 Août 2003, 22:01

De plus en plus, j’ai la désagréable impression que l’on essaye au fur et à mesure du temps de nous obliger à accepter le fait qu’il faille mettre le prix fort non pas pour des investissements (que ce soient des produits, objets ou services) d’excellente qualité, mais de qualité plutôt moyenne, voire médiocre. Le “couci-couça”, roi du monde occidental: n’est-ce qu’une impression de ma part ou bien une réalité?

princess klopobek




T3 (I’ll be back)

Mercredi 20 Août 2003, 0:13

Finalement, après moult tergiversations, je me suis résolue à envoyer une délégation klopolandaise devant le grand écran du “soulèvement des machines”.

Et, m’étant préparée mentalement à tout sauf à une suite trilogique, je n’ai pas été déçue, même s’il n’a rien à voir avec les autres: étonnamment, j’ai ri comme un troupeau entier de hyènes durant toute la diffusion. Voici donc les constatations:

- Cette bande de petits comiques ayant sorti la toute grosse batterie d’effets spéciaux et d’action à la sauce crème confite en cascade, celle-ci est impossible à décrire sinon par les éclats de rire qu’elle provoque: il faut la voir pour se rendre compte de la chose

- Il est absolument nécessaire, en visionnant ce film, de faire abstraction de l’absence totale de scénario et de personnalité des personnages principaux (pour avertissement, John Connor a une tête grasse de glandu indélébile et la Terminatrice tire continuellement une moue post-adolescente en faisant des poses pseudo-sensuelles qui inciteraient Roland Barthes à ressusciter pour ajouter un chapitre à “Mythologies”. Enfin soit, une terminatoresse aux émotions lisibles sur un faciès mollasson est peu convaincante à mon goût). Seul Arnold, tient bien son rôle tout rempli de dérision qu’il est

- De fait rien que le coup des lunettes vaut la peine

- Surtout: observer une super nénette se faire envoyer une multitude d’objets insolites dans les dents (un peu à la manière de Tex Avery) relève carrément de l’orgasme. Et j’ai joui au moins 20 fois.

En gros, c’est trop trop trop, au point que c’en est hilarant; et, l’essentiel résidant dans le fait de l’accepter comme un film à part des deux autres, je ne puis me résoudre à croire que tout ceci n’est pas une vaste satire voulue. J’ai ri aux larmes.

princess klopobek