Ghost Dog

Lundi 11 Novembre 2002, 12:20

Ce matin, comme à son habitude, mon chien pissait sur le monument aux morts en face de chez moi. Tout à coup il leva le regard vers la stèle en question et eut un brusque sursaut vers l’arrière comme s’il avait reçu un coup de pied fantômatique.

Moi non plus, cher Ernest, je n’aimerais pas que l’on pisse sur la façade de ma maison.

princess klopobek




“C’est la nature humaine”

Lundi 11 Novembre 2002, 1:24

L’expérience de Milgram a été effectuée en laboratoire, à l’Université Yale au début des années soixante. Les sujets de l’expérience sont 40 américains de sexe masculin, âgés de 20 à 50 ans. L’expérience met en présence deux personnes : un sujet, non initié, et une fausse victime qui est la complice (compère) du psychologue. Officiellement le thème de l’expérience est l’étude de la relation présumée devant exister entre la punition et l’enseignement : un professeur-maître doit administrer à un élève des électrochocs chaque fois que celui-ci commet une erreur en répondant à une question et augmenter l’intensité de la décharge à chaque erreur suivante.

L’élève-complice est attaché sur une chaise électrique de telle sorte qu’il puisse appuyer sur un bouton électronique pour répondre par oui ou par non aux questions qui lui seront posées. L’expérimentateur et le maître s’installent dans une pièce voisine. Le maître est assis devant un tableau de commande comprenant un voltmètre et permettant d’administrer les électrochocs de 15 à 450 volts par tranche d’augmentation de 15 volts. A chaque catégorie de chocs correspond un niveau: choc léger, choc modéré, choc fort, choc très fort, choc intense, choc extrêmement intense, attention : choc dangereux, XXX.

Le maître, à chaque augmentation de l’intensité de la décharge, doit annoncer le voltage qui est atteint. L’élève-complice, à partir de 75 volts et jusqu’à 105 volts pousse un léger gémissement. A 120 volts il crie à l’expérimentateur que les chocs deviennent douloureux. A 135 il hurle et à 150 il implore. A 180 l’élève s’exclame :”Je ne peut plus le supporter!” A 270 il a un cri d’agonie et à 300 volts il dit d’une voix désespérée qu’il ne fournira plus aucune réponse. A 315 et 330 il hurle de douleur et après 330 il garde le silence.

Si le maître refuse de poursuivre l’expérience l’expérimentateur dispose de quatre renforcements pour convaincre le maître de reprendre l’administration des électrochocs :
n°1 “Je vous prie de continuer !”
n°2 “L’expérience exige que l’on continue !”
n°3 “Il est absolument indispensable de continuer !”
n°4 “Vous n’avez pas le choix, vous devez continuer!”.

Deux renforcements particuliers sont encore utilisés :

- si le maître demande s’il y a un risque de dommage physique permanent pour l’élève à poursuivre l’expérience, l’expérimentateur répond : “Même si les chocs sont douloureux, ils ne peuvent provoquer aucune lésion durable ; en conséquence, continuez !”,

- si le maître fait remarquer que l’élève en cessant de répondre refuse de continuer, le psychologue réplique : “Que cela lui plaise ou non, vous devez poursuivre jusqu’à ce qu’il apprenne correctement … . Je vous prie donc de continuer.”

Si, malgré tous les renforcements, le maître refuse d’obéir l’expérience est alors abandonnée.

Les résultats de l’expérience sont les suivants : aucun des 40 sujets ne s’est arrêté avant le niveau de 300 volts, 5 seulement ont refusé d’obéir au-delà de 300 volts, 9 autres ont abandonné entre 315 et 390 volts, tous les autres sujets, soit 26 sur 40, (65%), ont accepté d’obéir aux ordres, c’est à dire d’administrer des chocs électriques de 450 volts.
L’expérience étant achevée la plupart des sujets soupirent de soulagement, mais certains restent calmes du début à la fin.

Milgram fait dans ses commentaires de l’expérience principale deux constations :

- 1. La tendance à l’obéissance est grande puisque 65% des sujets renoncent à la loi morale, qui leur est connue, selon laquelle l’on ne doit pas faire souffrir un innocent sans défense ;

- 2. Cette tendance s’exprime sous une extrême tension, alors que l’on aurait pu supposer que les sujets, selon leur conscience morale, auraient tout simplement renoncé ou continué.

Les commentaires de Milgram sont critiqués par certains auteurs, comme Erich Fromm (Erich Fromm, La passion de détruire, Robert Laffont, Paris, 1975, pp. 71-73) qui pensent que le plus étonnant ce n’est pas que 65% des sujets obéissent mais que 35% refusent de le faire.
(source)

princess klopobek




Sondage

Lundi 11 Novembre 2002, 1:20

Une question que je me pose, avec mes potes: comment vous essuyez-vous le fessier après caca? Vous avez plusieurs options, tout d’abord:

1/ assis
2/debout

Ensuite:

1/ Par l’avant, d’avant en arrière
2/ Par l’avant, d’arrière en avant
3/ Par l’arrière, d’avant en arrière
4/ Par l’arrière, d’arrière en avant
5/ Pas.

princess klopobek




Deux anniversaires et un enterrement

Lundi 11 Novembre 2002, 0:32

Ce que je déteste dans les enterrements catholiques, c’est la manière insidieuse qu’ils ont parfois d’essayer de faire culpabiliser les non-catholiques.

J’y suis allée par pur respect. Ca se passait dans un petit village où tout le monde se connaît, et où tout le monde va à la messe chaque dimanche.

Je n’ai certes rien écouté du sermon, qui à mon sens n’avait rien à voir avec un hommage mais plutôt avec une simple messe. Je n’ai pas bronché. Par respect.

J’ai pris la peine de me lever quand tout le monde se levait, je me suis assise quand tout le monde s’est assis. Par respect.

A un moment tout le monde s’est fait la bise. Ne comprenant rien à ces coutumes extra-terrestres, je m’adapte et fais de même. Par respect. Seulement, je ne prononce pas la petite phrase qui va avec.

A un autre moment, j’entends le curé parler d’offrande. Je vois tout le monde se lever pour aller baiser un crucifix vaguement essuyé entre chaque accolade puis verser un petit sou dans un panier. Je me dis que j’ai bien plus besoin d’offrandes que l’Eglise et ne le fais donc pas. Je n’ai cependant pas manqué d’irrespect.

Je vois mes frères et soeur se lever avec tout le monde pour aller grignotter le bout de pain écrasé alors qu’ils ne l’avaient pas fait il y a deux ans pour l’autre grand-mère. Ma soeur m’a dit qu’elle l’avait fait “par respect”. J’ai été baptisée à mon corps défendant; cependant je ne le fais pas. J’ai senti quelques regards se poser sur moi d’un oeil légèrement méprisant, parfois carrément interrogateur (”une extra-terrestre”). Je n’ai pourtant pas par là manqué de respect.

Pour moi la mort n’a rien à voir avec la vie d’un gourou qui a vécu il y a deux mille ans, ou avec le fait de donner de l’argent qu’on n’a pas à une entreprise qui se porte très bien, de manger du carton ou d’échanger des microbes sur un bout de métal. Vous avez votre façon à vous de faire un deuil; j’ai la mienne.

princess klopobek