Avec carrefour je positive: résultats

Mercredi 16 Octobre 2002, 21:15

Alors, première réponse à ma question sur le mystère des cabines d’essayage: l’on me signale que la limitation du nombre de vêtements serait destinée à réduire le temps d’attente des files. A première vue cela me semble cohérent. Mais finalement non. Comme je le disais à mon interlocutrice, à mon sens c’est de la poudre aux yeux: en effet, les personnes désireuses d’essayer davantage de vêtements doivent prendre le temps de se rhabiller, de refaire la file (le comble pour ceux qui espéraient ne pas avoir à faire la file trop longtemps) puis de se redéshabiller (et en hiver c’est assez laborieux), ce qui fait prendre quelques minutes d’attente de plus à chaque fois.

De plus, comme je l’expliquais également, plusieurs cabines étaient libres donc dans ce cas ci le concept ne pouvait s’appliquer.

Ceci dit étant donné la logique de notre société de consommation actuelle, cette explication, quoique ne me satisfaisant pas, me paraît la plus adaptable à l’irrationnalisme supermarchand. Si quelqu’un en a une autre, j’attends vos suggestions.

princess klopobek




Avec carrefour je positive

Mercredi 16 Octobre 2002, 20:03

Aujourd’hui je suis allée au supermarché cora. J’avais besoin d’un pull (au moins ca) pour passer l’hiver. Après de multiples hésitations je prends donc quelques spécimens pas trop moches dans le rayon et me dirige vers les cabines d’essayage.

La p’tite dame m’accroche au passage “z’avez combien de pièces?”
Perplexe et étonnée, je rétorque, examinant mon magot “euuuh six”
“maximum cinq” aboie-t-elle.”Faut en laisser une ici puis venir la chercher quand vous aurez essayé les autres.

Didjap, quel cerbère. Déambuler dans un supermarché est déjà usant. Avoir affaire à des gens désagréables passe encore. Laisser mon caddie à l’extérieur des cabines au risque de me le faire chiper me stresse assez (ben oui y a quand même deux euro dedans heing).
Mais devoir se rhabiller après avoir pris la peine de se déshabiller dans une atmosphère suffoquante de textile pour aller rechercher ce pull, ca c’est trop me demander (comme il est trop demander à ce charmant dragon de faire un pas hors de son comptoir pour me le glisser à travers le rideau)

C’est fou comme le cerveau fonctionne vite. J’ai pensé tout ca sans laisser passer un moment de silence. Suite à cela, j’achève le duel verbal par un assassin “bah si ca peut vous faire plaisir je vois pas ce que ca change, ca fera au moins une pièce que je n’achèterai pas”. Pis en plus c’est elle qui devra la remettre en rayon, na.

Non mais en plus j’ai dit quelque chose de sensé. J’aimerais réellement connaître la nécessité de limiter le nombre de vêtements par essayage. Ca ne limite pas le vol je pense. Peut-être les supermarchés se soucient-ils du syndrome de consommation compulsive de leurs clients et par là veulent-ils les décourager dans leur euphorie? Quelqu’un peut-il m’éclairer là dessus?

Enfin soit; frustrée, je me suis rattrapée dans les autres rayons et en suis ressortie avec: deux pulls, une paire de bottes en skaï, une rallonge pour mon téléphone, un pyjama et un paquet de 500g d’emmenthal rapé pour mes pâtes quotidiennes (oui faut faire des choix dans la vie). Etant donné que je m’étais octroyé 100 euro en poche -encore une fois merci maman- j’achèterai la webcam, les essuie-glace (faudra vraiment que j’y pense), le soutif dim-up blanc et les deux culottes qui vont avec, l’aspirateur philips dernier design et le tapis de souris ergonomique une autre fois.

princess klopobek